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jeudi, 16 février 2012

38. Il est temps de mettre le turbot


podcast

27 jours avant mon prochain départ ! Il serait peut-être temps que je sorte de ma léthargie hivernale.

Hier matin je suis allée porter mon appareil photographique chez Germain, rue Néricault-Destouches, pour un nettoyage du capteur. J’ai en effet des taches qui apparaissent régulièrement sur les photos. Cela n’a rien d’étonnant depuis cinq ans et avec des conditions d’utilisation pas toujours adéquates. Les changements d’objectifs se font parfois dans de très mauvaises conditions.

Tours 087b.jpg

La semaine prochaine, je m’occupe de la préparation de l’exposition de photos sur l’enfance. J’ai préparé 30 photos en format A4 et 15 en format A3. Puis il y aura d’autres photos en petit format au cas où il resterait de la place à remplir.

Quelques photos :

 

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Je dois également retourner voir ma toubib pour préparer ma trousse de médicaments à emporter et vérifier où en est mon taux de cholestérol.

Un tour chez Décathlon est aussi prévu pour l’achat d’un sac de couchage et  de quelques vêtements légers.

J’ai reçu mon visa pour le Cameroun et j’ai acheté mon billet de train pour le jour du départ depuis déjà un mois, ce qui permet de voyager en 1ère à un prix très avantageux.

Cette fois-ci, je pars d’Orly : décollage à 16h30 pour Casablanca. Ensuite nouveau vol pour Yaoundé où l’arrivée est prévue à 4h35 le lendemain matin.

Au retour je décolle de Douala avec un changement d’avion prévu à Bruxelles.

Thierry, il te reste 26 jours pour préparer ton timbre ! 

dimanche, 12 février 2012

34. Bilan d'une décennie -88-

27 juin 2009 :

Exceptionnellement ce jour-là, les portes du château du Coudray-Montpensier s'ouvrent pour laisser entrer un public curieux de découvrir l'intérieur de ce lieu qui fut la propriété de l'aviateur Pierre-Georges Latécoère avant la deuxième guerre mondiale.

Si vous avez déjà eu l'occasion de visiter la maison de Rabelais, à Seuilly, vous l'avez probablement aperçu (le château, pas Rabelais) puisqu'il se trouve situé sur le versant juste en face.

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Ce matin-là, je pars donc à l''assaut des tours !


Château du Coudray-Montpensier par cheztinou

J'en profite ensuite pour aller visiter la maison de Rabelais :

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La Devinière par cheztinou

2 août 2009 :

Direction Azay-le-Ferron, dans l'Indre. Dans les jardins du château se tient une exposition de voitures américaines. Je n'apprécie pas du tout ce genre de véhicules, trop mastoques, peu maniables, mais il devient de plus en plus rare d'en croiser de nos jours et ça me donne donc l'envie de les photographier sous toutes les coutures !

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Oups, la terre est bien basse !

Un plongeon dans les années 50, 60 à l'époque où l'Amérique faisait encore rêver bien des gens. Depuis, on en est revenu et c'est tant mieux.  


Les belles Américaines -1- par cheztinou


Les belles Américaines-2- par cheztinou

vendredi, 10 février 2012

33. Nous ne sommes pas en Sibérie

... ni même en Mongolie où les températures descendent actuellement au-dessous de - 40° !

Ça commence cependant à bien faire. La neige n'arrive pas à fondre en raison des températures négatives. C'est beau, certes, mais bien handicapant !

voyage, mongolie

Je repense avec beaucoup de nostalgie aux Mongols que j'avais rencontrés en juin 2010. À cette époque de l'année, la température atteignait déjà +40°... Pays des extrêmes, pays des contrastes, pays des grandes étendues vierges. Je les imagine, en ce moment, calfeutrés sous leurs yourtes, isolés de tout.

J'avais passé une soirée mémorable en compagnie des autres membres du groupe. Une soirée où chacun y était allé de sa petite histoire, une soirée où nous avions bu plus que de raison, chanté à en perdre la voix, mais bon, l'enthousiasme était là, nous étions heureux de vivre, heureux de découvrir un pays authentique où les gens sont si accueillants et chaleureux.

Et puis, il y avait eu cette nuit sous la yourte, à travers l'ouverture du toit j'apercevais  les étoiles qui scintillaient dans le ciel par cette nuit glaciale. Et au matin, alors que le soleil se levait tout juste, j'avais été réveillée par les cris perçants des rapaces qui survolaient la colline proche. Oui, vraiment, ce fut un moment enchanteur !

Alors, aujourd'hui, mes pensées vont vers tous ces gens que je ne reverrai jamais.

voyage, mongolie

voyage, mongolie

voyage, mongolie

voyage, mongolie

 


La steppe mongole par cheztinou

mardi, 07 février 2012

31. Des chiffres

chiffres.jpgDes chiffres, des chiffres, encore des chiffres, toujours des chiffres. Il faut avoir une mémoire d’éléphant pour retenir tous ces chiffres qui régissent notre quotidien.

Prenons mon cas :

Carte bancaire 1 : 1587

Carte bancaire 2 : 9163

Carte bancaire 3 : 5402

N° S.S : 2490337584641

Code d’ouverture du portail : 8154

Code PUK pour accéder au portable en cas d’erreur de manipulation : 9530

Code PIM pour ouvrir le portable : 6124

N° portable : 06889577

N° passeport : 86A98

Que sais-je encore ?

Bref, il m’arrive parfois d’avoir un trou de mémoire. Ennuyeux quand vous venez juste d’insérer la carte bancaire et que vous n’avez que trois essais possibles avant qu’elle ne soit avalée. C’est stressant !

J’ai donc trouvé une astuce qui me permet – en cas d'un subit trou noir- de retrouver rapidement les codes. Encore faut-il que je n’oublie pas le portable !

( Il va de soi que tous les numéros inscrits ci-dessus sont erronés).

dimanche, 29 janvier 2012

23. La maison de mon enfance -2-


podcast

En 1944 mon père s’engagea dans la marine afin d’éviter le STO. Après une année passée au camp de Mimizan dans les Landes, il embarque fin 1945 à bord du  Jules Verne, ancien navire-amiral de la 2e flottille de sous-marins transformé en août 1945 en navire atelier léger pour l’Indochine.

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De ce voyage dans des pays lointains, il rapportera une foule d’anecdotes qui éveillèrent très certainement en moi l’envie de voyager plus tard comme lui vers d’autres horizons.

Il revint en juillet 1947 et épousa ma mère en avril de l’année suivante. Puis, un beau matin de mars 1949, je fis mon apparition.

Mon père travaillait dans une entreprise qui fabriquait des machines à coudre à Vernou. Une estafette le prenait chaque matin et le raccompagnait le soir. Quant à ma mère, ma pauvre mère, elle quitta son emploi de secrétaire pour celui de serveuse au service de mes grands-parents. Il était évident qu’elle n’était pas faite pour ce métier, mais elle était tellement amoureuse de mon père !

Évoquer le souvenir de ma mère reste toujours pour moi extrêmement douloureux, même après toutes ces années. Je n’ai pas su comprendre sa souffrance quand il était encore temps.

Je grandis donc, entourée des mes parents et mes grands-parents dans cette grande maison de deux étages. Une enfance très solitaire…

En mai 1960 mon grand-père décéda et mon père quitta son emploi pour reprendre la succession du café. En 1964 il entama des travaux de rénovation et acheta la maison.

Bien souvent, je mettais la main à la pâte quand ma mère était souffrante. Ainsi, je faisais l’ouverture du café  le matin à 6h, avec mon père ou bien, après la fermeture, je balayais la salle du café au sol jonché de mégots. C’est sans doute de cette période que m’est venue l’habitude d’être matinale.

Je garde néanmoins un bon souvenir de cette époque de ma vie qui m’a permis de côtoyer toutes les classes sociales, du simple ouvrier au directeur, en passant par les employés de bureau, les cadres, les marchands de bestiaux, les bouchers, les éboueurs, les gaziers, les plombiers zingueurs,  les métallos, les retraités souvent grincheux, les étudiants en médecine, leurs professeurs, les piliers de comptoir, j’en passe et des meilleurs probablement. 

Les premiers pas de Peggy se firent dans la cour de la maison :

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En 1975 tout s’arrête alors. Mon père vend le fond de commerce. À sa mort, en 1999, j’hérite donc de la maison.

Ce n’est pas à vous qui êtes certainement propriétaires de votre demeure que j’apprendrai qu’une maison, ça se bichonne, d’autant plus qu’elle est ancienne. Or pour cela, il faut de l’argent et moi, cigale sur terre, je n’en ai pas. C’est la raison qui m’amène donc à me séparer de ce bien.

Il y a quelques mois, j’ai fait le tour du propriétaire des lieux. Je n’y étais pas  retournée depuis 1975 et ce fut un véritable choc de revoir l’endroit où j’avais grandi. Tout avait été modifié, embelli certes, mais je ne retrouvais plus mes repères.

Oui, il est temps, grand temps de tourner la page … sans regrets … ou si peu ! Les murs raconteront désormais une nouvelle histoire.