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jeudi, 31 octobre 2013

183. Les jours se suivent

Avec leur lot de surprises. Lundi après-midi, séance de couture chez Peggy : à l’occasion j’avais apporté ma vieille machine à coudre électrique héritée de ma tante Blanche dans les années soixante-dix. Nous avons bossé comme des pros, religieusement dans un profond silence. Et tandis qu’elle s’acharnait à placer des anneaux qu’il fallait clipper, je m’efforçais de préserver ma machine qui présentait quelques signes de faiblesse en raison de l’épaisseur du tissu ! Doucement mais sûrement …Luynes 001a.jpg

Au final, après cinq heures, nous avons posé les doubles rideaux, satisfaites du résultat obtenu. Enfin presque … Je dois reprendre un rideau qui n’est pas à la même hauteur que l’autre. J’ai donc laissé la machine chez Peggy pour plus tard.

Mardi après-midi, j’ai reçu un appel téléphonique de TV Tours. L’animatrice de « Tout sur un plateau » m’invitait à participer à  une prochaine émission pour parler du livre L’âme du vieux Tours.

Pff … L’année dernière, c’est Nicolas, mon éditeur,  qui m’avait remplacée –à ma plus grande joie-. Beaucoup se réjouiraient à l’idée de passer à la télé, fût-elle seulement locale. Eh bien moi c’est le contraire ! J’ai toujours détesté me mettre en avant et je ne sais pas me valoriser.

Je décline donc poliment l’invitation. Hier enfin, je reçois un mail de Nicolas qui tente de me faire changer d’avis. Peine perdue, je campe sur mes positions.

 

C’est qu’elle est têtue, la bourrique !

jeudi, 10 octobre 2013

171. Une femme qui se fait désirer

Début septembre, j'avais commandé chez Mon album photo une toile représentant une femme indienne que j'avais prise en photo dans un village du Rajasthan en 2011.

Une semaine s'écoule, puis deux, trois ... Toujours rien. Puis je reçois un mail du site de photo qui m'annonce que la toile leur a été retournée ! Or, de mon côté, je n'ai jamais eu d'avis de passage dans ma boîte à lettres et je n'avais pas de numéro de colis.

Je réponds donc au mail, en redonnant mon adresse. Exaspérée par le silence qui s'ensuit, je téléphone à Colissimo. L'employé m'explique alors que c'est à l'expéditeur de déposer une réclamation.

Je pars au Portugal. À mon retour, toujours rien ! J'essaie pour la énième fois de joindre Mon album photo par téléphone sans beaucoup d'espoir car ça ne répond jamais, lorsque tout à coup quelqu'un décroche. Je suis tellement surprise que j'ai failli avaler ma gorgée de café de travers ! Bref, la standardiste m'informe que la toile est repartie le 9 octobre et qu'en théorie, je devrais la recevoir le 10 -aujourd'hui donc-.

Autant vous dire que ce matin dès 7h, j'étais sur le pied de guerre et à 12h45 j'avais perdu espoir lorsque la camionnette surgit soudain et s'arrête devant la maison.

Ah, on peut dire qu'elle était attendue celle-là !

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vendredi, 27 septembre 2013

166. Une heureuse surprise

Depuis le début de l'été, les plantes d'appartement de Peggy sont en pension dans mon jardin. Je les ai stockées dans un coin ombrageux afin d'éviter les méfaits du soleil. Peggy va venir les récupérer samedi et elle va avoir une heureuse surprise : en effet, le croton que je lui avais offert lors de son emménagement à Tours en 2000 -voilà donc 13 ans- s'est soudainement mis à fleurir ! Preuve qu'il a apprécié son petit séjour à la maison :  

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jeudi, 12 septembre 2013

161. Adieu Rameau !


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Aujourd'hui j’attends les déménageurs à la maison. Ils doivent venir récupérer le piano droit de Peggy –un piano français de marque Rameau- pour le transporter dans sa nouvelle maison où elle emménage demain.

Rameau va donc me quitter après trente cinq ans de vie commune. L’histoire débute un jour d’été de 1978. Ce jour là, je pars en expédition à Tours acheter un piano pour Peggy qui a commencé à prendre des leçons. C’est un achat conséquent qui demande quand même mûre réflexion :

— Ne devrait-on pas attendre de voir si elle  aime vraiment ça ? On pourrait peut-être en louer un, ou encore en acheter un d’occasion ? suggère alors mon mari.

Mais je tiens tête, prétextant que l’on pourra toujours le revendre plus tard si elle ne persévère pas.

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C’est donc chez Leveillault que j’acquiers un piano de marque Rameau à la  musicalité inégalée par les pianos japonais ou chinois.

Et le piano trône fièrement dans le salon de l’époque. Entre temps, j’ai trouvé un nouveau professeur de piano pour Peggy. Les années passent …

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En 1982 Peggy est reçue au concours de piano du Conservatoire de Tours où elle entre en 6ème l'année suivante.

À cette même date, nous déménageons dans un appartement plus grand et le piano se retrouve alors dans sa chambre. Les voisins n’ont jamais eu à se plaindre car on ne l’entendait guère jouer !  Mais cela n’avait pas d’importance réelle ; l’essentiel, selon moi, était qu’elle acquiert une bonne base lui permettant ensuite de donner libre cours à son plaisir. Il ne fallait surtout pas que cela devienne une contrainte.

En 1987, elle quitte le Conservatoire pour entrer en seconde au lycée Descartes. C’est à partir de ce moment qu’elle a commencé à jouer ce qu’elle aimait.

Elle quitte la maison en 1996, aidée dans le déménagement par des copains. Le piano trop lourd reste donc dans sa chambre. Son grand-père lui offre alors un piano japonais.

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Il y a deux ou trois ans, elle s’est fait plaisir en achetant un synthétiseur avec lequel elle compose, enregistre, rajoute plein d’instruments au morceau joué.

Un exemple de création :


podcast

Elle donne toujours des leçons de piano dans une M.J.C. Alors, avec le recul du temps, je ne regrette vraiment pas cet achat quand je l'entends jouer aujourd'hui : c'est un pur bonheur !

— Allez Rameau, bon voyage! Après un bon accordage, tu as encore de beaux jours devant toi.

 

Sur mon ordinateur, je viens de retrouver une chanson d’un groupe de musiciens accompagnés au piano par Peggy. C’est le morceau mis en lien en haut de la note.

jeudi, 15 août 2013

142. Le retour de Tatie Danielle

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas embêté le monde, ça me manquait forcément. Ce matin l'occasion s'est présentée, une occasion à ne pas louper !

Mes anciens voisins  viennent de déménager - rupture du couple et vente de la maison-. Ils sont partis depuis une semaine maintenant et je vais regretter leur petite chatte Sushi, une grande copine de mon Théo.

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Bref, ce matin, alors que je jetais un œil curieux par la fenêtre de la cuisine, j'aperçois un camion de location garé juste à la sortie de mon garage. À dire vrai, ce camion ne me gênait en rien puisque je n'avais pas prévu de sortir. Cependant il eût été correct de me demander si cela ne me dérangeait pas. Auquel cas, j'aurais bien sûr donné mon accord ! Je ne suis pas encore tout à fait asociale.

Je me précipite donc sous la douche, je m'habille et me voilà dans le garage. Je vais en profiter pour aller acheter des cigarettes.

— Ah, la dame veut sortir ! dit l'un des jeunes. Un deuxième rajoute :

— Vous allez devoir attendre qu'on ait fini !

La phrase à ne pas dire, même si cela était peut-être pour rire.

— J'en doute fort, répliquai-je alors sur un ton assez sec.

L'un d'eux va donc chercher les clefs et déplace le camion.

Un quart d'heure plus tard, me revoici. Le camion est de nouveau devant ma porte de garage :

— Ah, la dame veut rentrer ! Puis, se tournant vers moi :

Vous ne pouvez pas vous garer ailleurs ?

— Non, je rentre ma voiture. D'autre part, je vous préviens que je risque d'avoir besoin de la place en début d'après-midi car j'attends quelqu'un.

— On aura fini ...

Dommage ! Ah, qu'est-ce que c'est bon la méchanceté parfois ! C'est un des rares privilèges de la vieillesse !

Affaire à suivre ...