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vendredi, 19 mars 2010

102. Info ou intox ?

On en parle dans presque tous les pays du monde sauf, bien entendu, chez nous, en France ! Et de quoi s'agit-il ? Comment ça, vous ne savez pas encore ?

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Il parait que ... On dit que ... Monsieur Gropif  m'a rapporté que ... madame Michu, sa concierge lui a révélé que ...

QUE QUOI AU JUSTE ? Eh bien que ... Mais lisez plutôt ICI.

Si cela s'avère exact, on ne peut pas dire que la lune de miel a duré longtemps !

mardi, 16 mars 2010

98. Je suis locavore, et vous ?


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Ma corbeille de fruits :

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Le locavore :ce nouveau terme désigne les gens qui privilégient la nourriture provenant principalement de leur région. Cela n'exclut pas que, de temps à autre, ils achètent des produits exotiques (je pense notamment aux ananas qui sont en pleine maturité en ce moment en Côte d'Ivoire).

Depuis déjà un certain temps (en gros depuis les fêtes de fin d'année), je ne supporte plus d'aller faire mes courses dans une grande surface et d'y voir toute cette abondance de bouffe en conserve, sous emballage cartonné, sous vide etc. Il y a environ deux mois, j'avais eu dans mon panier un chou vert. La bonne occasion pour le faire avec un petit jarret de porc !

Au rayon viande, tout est sous emballage ; j'avais trouvé un jarret- garanti d'un élevage bio-

Une fois arrivée à la maison, quand j'ai découpé le plastique, j'ai failli tomber dans les pommes tellement l'odeur de putréfaction était forte, intenable même !  Je me suis empressée de remettre le jarret dans un autre sac, de bien le fermer  et de sortir vite fait le sac dehors...

Depuis un mois environ, une des entrées du magasin est volontairement fermée pour que les gens passent obligatoirement par l'autre entrée, là où sont étalés tous les invendus bradés.

Or ce que je veux se trouve naturellement de l'autre côté. Je ne vais pas m'amuser à faire tout le tour, c'est déjà suffisamment grand comme ça et je passe donc au milieu, là où sont les caisses pour les scanneurs. Ah, mais c'est que je me suis fait eng... ! C'est tout juste si la fille n'a pas appelé le vigile pour me forcer à rebrousser chemin et à prendre la file des pousseurs de chariots. Qu'à cela ne tienne, ils me verront de moins en moins. En y réfléchissant, il ne reste que les produits d'entretien à y acheter. Je vais retourner une fois par semaine dans la petite ferme de Chambray pour le pain, le café, les œufs, le lait et les yaourts (fabriqués au lait entier dans la région). Il y a aussi « La charrette » au lycée agricole de Chambray pour la viande.

Je boycotte donc toutes les grandes marques mondiales qui prennent les gens pour des abrutis. La plupart des gens n'ont pas conscience de ce qu'on leur fait avaler. Pourquoi le scandale de l'huile de palme n'est-il pas dévoilé ?  Cette huile médiocre qui provoque une déforestation irréversible dans plusieurs pays d'Asie et qui de surcroît est reconnue nocive pour la santé. Par curiosité, regardez la liste des ingrédients contenus dans ce que vous achetez : PRESQUE TOUS LES PRODUITS ACTUELLEMENT VENDUS EN CONTIENNENT !

Il y a quand même quelque chose que je n'arrive pas à comprendre : comment se fait-il que des gens puissent acheter des fraises ou des tomates provenant d'Espagne alors que l'on sait maintenant que ces produits sont insipides et pesticides ? En parlant de fraises, il va quand même falloir que je retourne faire un tour pour voir qui achète ces monstruosités.

Vous allez me dire que tout cela a un coût ; je suis entièrement d'accord avec vous ! Après c'est un choix de vie. Mais on peut très bien manger sainement des produits simples et goûteux. À midi par exemple, je me suis fait une poêlée de pommes de terre sautées à l'huile d'olive avec une salade de mâche, puis une part de clafoutis aux poires (3 poires, 2 œufs, 1/6e de lait, farine, sucre, un peu de beurre).

Donc, aujourd'hui je suis devenue locavore et je me suis inscrite sur ce site.

dimanche, 07 mars 2010

83. Grand nettoyage de printemps


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Non, vous n'avez pas la berlue, les trois dernières notes ont bien disparu. Après réflexion, j'ai décidé d'arrêter cette série de notes au moment même où je quittais l'école. La suite est du domaine privé et je n'ai pas envie d'en faire l'étalage ici. Tours 001a.JPG

Cet après-midi je suis allée au Salon des œufs décorés qui se tenait au Vinci. Il y avait des choses remarquables. Je suis contente car c'est la sœur de Christine qui a remporté le 1er prix (du Lions Club) et le 2ème prix décerné par la ville de Tours.

samedi, 27 février 2010

79. La galerie des horreurs


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Ce matin au courrier j'ai reçu les formulaires de demandes de visas pour la Russie, la Mongolie et la Chine. Après avoir méticuleusement rempli toute cette paperasse, j'ai cherché trois photos d'identité.  Et là, je n'en ai retrouvé que deux ! Et quelle photo, terrifiante. Il a donc fallu que j'aille me faire tirer le portrait dans une cabine Photomaton. À chaque fois, j'obtiens des choses épouvantables. Cette fois-ci encore, le résultat a de quoi donner des frissons dans le dos. Sur l'une (l'ancienne photo), je ressemble à un homme. Sur la nouvelle je suis cadavérique. Ma foi tant pis, on fera avec !

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Les Chinois posent d'étranges questions. À  "souffrez-vous de maladie mentale ?", j'ai eu envie de répondre par l'affirmative. Mais bon, ce n'est pas le moment de faire du zèle. Vous imaginez si, à la frontière, ils m'embarquaient en direction d'un asile pour vérification, j'aurais l'air malin. Bon, tout est rempli, cacheté, je poste la lettre lundi.

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Ça commence à sentir les vacances ! À peine trois mois à attendre... Thierry, tu avances dans tes créations de timbres ?

mercredi, 24 février 2010

73. Une douloureuse rencontre


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Ce matin je suis allée faire mon petit tour de marché pour acheter des tartelettes au fromage. Puis j'ai repris la voiture pour me rendre à la médiathèque. J'étais arrêtée au feu rouge devant mon ancienne école et soudain je l'ai vu : il était là, adossé au portail en fer, une boîte en carton à la main. Il faisait la manche...Une brusque bouffée d'émotion m'a alors envahie et les larmes me sont venues aux yeux. Comment peut-on en arriver à une telle déchéance ? Ce n'est pas tant le fait qu'il mendie qui m'a fait mal, mais c'est de voir son délabrement physique. Appelons-le Paul si vous le voulez bien. Quand je l'ai connu, il y a environ une vingtaine d'années, c'était un bel homme, grand et mince. Il était marié, avait une petite fille et un travail qui, sans lui rapporter des mille et des cents, suffisait amplement à mener une vie paisible.  Seulement voilà, Paul devait faire partie de ces gens qui sont mal dans leur peau. Il émanait de lui une extrême tristesse. Je l'ai rarement vu sourire et jamais rire.

Sans doute chercha -t-il dans l'alcool un oubli de sa souffrance morale. Sans le vouloir je fus mise au courant de la situation par sa mère qui travaillait dans mon école. Elle venait me confier les soucis qu'elle avait avec lui et souvent elle se mettait à pleurer. Les cures de désintoxication, puis les séjours en psychiatrie se succédèrent tout au long de ses vingt années. Quand sa mère prit sa retraite, il avait mis un point d'honneur à l'accompagner. Il s'était sapé comme un dieu, mais on sentait bien son extrême fragilité ...

Ce matin, j'ai eu le temps de constater les ravages : il marche avec des béquilles, son visage est tout tuméfié, ses cheveux grisonnants, sales et longs tombent dans son cou décharné. Il avait le regard complètement hébété. Un moment nos regards se sont croisés. M'a-t-il reconnue ?  J'ai hésité à me garer plus loin puis revenir parler avec lui. Pour lui dire quoi au juste ? Me connaissant, je vais l'engueuler, lui dire qu'il est sale, qu'il pue la merde, qu'il devrait avoir honte. J'essaierai d'exacerber le peu d'amour propre qu'il possède peut-être encore. Mais  de quel droit pourrais-je faire cela ?

À la médiathèque j'ai rencontré une personne qui a travaillé avec lui. Elle m'a dit que la mairie l'avait mis en retraite avancée. Il doit gagner des clopinettes, surement pas assez pour acheter de l'alcool, c'est pour cela qu'il mendie.

Vous savez son âge ?

Oui, il a environ 52 ans.

Quand je suis repassée devant l'école, il était toujours là. Un rayon de soleil avait pointé le bout de son nez et il souriait béatement en regardant le ciel.

La prochaine fois, je m'arrêterai...