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lundi, 19 novembre 2007

On connaissait la momification

e104ef7c2e797712c5bf81c3a9591dac.jpgmais maintenant voici la plastination ! Un allemand, Gunther von Hagens, a trouvé une technique pour la conservation des corps. Je vous passerai les détails, un peu trop techniques pour moi, mais où cela me gêne et je dirai même me choque, c'est que ces squelettes de personnes ayant bel et bien existé - et dont on ne connaît pas l'identité, beaucoup cependant sont d'origine chinoise- soient maintenant exposés dans des galeries comme œuvre d'art !

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Alors on s'amuse à les affubler d'un chapeau ou encore à les faire jouer au football et on crie au génie !

Si l'on en croit les médias,  ce genre d'exposition attire des foules considérables.

a5b09625365dedf455a631788680c679.jpgMonsieur von Hagens a ouvert trois usines de plastination, une à Heidelberg en Allemagne, une autre à Bischkek au Kirghizstan et la troisième  à Dalian en Chine. Dans cette dernière, la main-d'œuvre est fort peu payée et la matière première semble ne pas manquer !!!

16:35 Publié dans Croque mots | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : plastination

samedi, 17 novembre 2007

Un métier d'avenir

s'ouvre désormais aux jeunes dans les universités : bloqueur professionnel ! Aucune qualification n'est exigée à l'embauche, hormis le baccalauréat, mais bon, on le donne gratuitement maintenant, alors pas de problème. Ce nouveau métier semble surtout intéresser les filières de psycho et de socio. On comprend facilement, il n'y a aucun débouché. D'ailleurs, on se demande bien pourquoi tous ces jeunes s'inscrivent dans ces filières sachant par avance qu'ils n'iront pas jusqu'à la licence parce que malheureusement pour eux ils n'ont pas le niveau requis. " BAH CÉ KOI L'NIVO ?... Euh, déjà s'exprimer à peu près correctement par écrit.

Photo d'Olivier Laban-Mattei ( AFP). 146c7839af31d5fb668f36046ed75c13.jpg                                          En quoi consiste le métier ? Tout d'abord avoir du bagout, quelques vagues  notions de la lutte des classes, connaître une ou deux citations de Marx ou Trotsky ( ça en impose toujours !), tutoyer tout le monde - cela facilite les relations fraternelles -, avoir une bonne condition physique ( ne pas craindre de déménager tout le mobilier des salles de cours pour en faire un barrage, ou encore être rapide à la course à pied ), imaginer des slogans qui vous feront passer à la postérité ( souvenez-vous : " faites l'amour, pas la guerre !" ). Mais le métier n'est pas sans risque : il faut affronter ces affreux C.R.S, avec leurs bombes lacrymogènes et leurs matraques. Là, un frisson d'exaltation envahit alors les petits nouveaux qui vont se taper du flic ! Quelle aventure tout de même... On est presque aussi bon que les vieux de 68. C'est chouette d'être étudiant en 2007. KES KON SMAR BIEN !

Ah j'oubliais, on peut aussi se découvrir une vocation d'artiste en saccageant décorant les locaux tristounets pour leur donner un aspect convivial ( comme ICI  à la fac de Strasbourg en 2006).

En attendant nos bloqueurs se préparent pour une semaine chargée en évènements. Comme c'était à prévoir le mouvement va durer jusqu'à la grève des fonctionnaires prévue pour le 21. On s'achemine vers un beau b....., c'est moi qui vous le dis et franchement je m'en contrefous !

L'hypocrisie dans tout cela, c'est d'avoir fait croire aux jeunes qu'ils pouvaient tous faire des études supérieures !

lundi, 12 novembre 2007

Peu à peu les choses se mettent en place...

pour l'échéance du 13 décembre. Ainsi, samedi soir, j'ai réservé une chambre dans un hôtel proche de Roissy. Je m'en serai volontiers passée mais l'avion décollant tôt le lendemain matin, il faut que je sois sur place dès l'aube !

Ce matin en regardant la date (12/11) je me suis dit avec naïveté que j'aurai peut-être droit à une réduction sur le billet de T.G.V en prenant une réservation un mois à l'avance. Mais non, rien, pas même un centime d'euro pour le geste... Ce sera déjà bien si ce jour-là il y a un train car il semble que l'on entre dans une période de forte agitation. J'attends avec impatience de voir comment va réagir le petit nerveux ! Va t-il une fois de plus descendre dans l'arène... Les jours qui viennent vont être intéressants à observer.32d225c73ee9b57c69d2e832c80e7be3.jpg En rentrant tranquillement à la maison à pied ( eh oui, maintenant je n'utilise ma voiture que pour des longs trajets), je croise une femme qui venait aux restos l'année dernière. On se met à discuter et elle m'apprend qu'elle vient de commencer un stage de formation à Tours-nord pour devenir aide familiale et qu'elle a trouvé un F2 au Morier. Devant ma surprise de ne plus la voir aux restos, elle me dit alors la honte qu'elle éprouve à chaque fois qu'elle s'y rend. Et puis, rajoute t-elle, même si je voulais y aller, je ne peux plus car je dois être à Tours nord tous les jours à 9h.

Bon, je lui propose alors de lui rapporter la nourriture chez elle, mais une seule fois par semaine ( je ne suis pas non plus sainte Danielle !). La voilà qui se met à pleurer... Et en échange ? s'inquiète t-elle.

« Quoi, en échange ? Il n'est pas question d'échange mais de rendre provisoirement service. Je n'attends rien en retour, excepté peut-être un p'tit café le jour où je t'apporte la bouffe. »

Demain nous avons une réunion aux restos. Je demanderai à Marie Madeleine les papiers nécessaires pour son inscription et je servirai d'intermédiaire. Il serait quand même INJUSTE de ne pas aider une personne qui fait tout pour se sortir de la misère.

dimanche, 04 novembre 2007

Je déteste novembre

surtout depuis le changement d'horaire ! Il fait sombre dès 17 heures, le temps devient de plus en plus frais, les gens ont des mines tristes. Et puis, il y a cette capsulite à l'épaule que j'avais totalement oubliée depuis février dernier et qui se rappelle à mon bon souvenir ! Réveillée plusieurs fois dans la nuit,  je suis contrainte de prendre un anti-inflammatoire qui me laisse un peu de répit.

f81f40e17c094d450939f5217eb15757.jpgEn consultant les forums de discussions sur cette maladie, j'ai lu qu'une dame emploie de "l'huile égyptienne" en massage deux à trois fois par jour et cela calmerait. Cette huile est fabriquée par un laboratoire en Vendée et j'ai trouvé deux adresses où on peut se la procurer à Tours. J'irai donc dès demain...

Sinon, il faut prendre son mal en patience. Dans le coup, je me suis mise à regarder plus souvent la télé. Je suis effarée par le nombre croissant de catastrophes naturelles qui se produisent actuellement dans le monde ! Inondations au Mexique, passage meurtrier de l'ouragan Noël au dessus de la république dominicaine et d'Haïti,  une chute de grêle d'une ampleur inégalée dans une autre région d'Amérique du sud. On dirait que soudain la machine s'emballe... Et pendant ce temps, le gugusse moyen n'a d'autre préoccupation en tête que de préparer ses fêtes de fin d'année. Car ça y est, la course a bel et bien commencé dans les magasins. A quand le premier père Noël accroché à une fenêtre ?

« Achetez maintenant, vous ne paierez qu'en février ! » L'offre est tellement alléchante qu'une fois de plus beaucoup vont se retrouver piégés.

Que de gaspillage encore en perspective ! Et tout cet étalage de mauvaise bouffe ( saumon d'élevage intensif, foie gras importé d'on ne sait où exactement, probablement de Chine, c'est à coup sûr le moins cher !) etc. A vous écœurer pour le restant de vos jours... Et tout ça dans une ambiance fièvreuse, aggressive, stressante.

Décidément, je n'aime pas cette période de l'année.

mercredi, 31 octobre 2007

Devoir accompli

Le mot "devoir" d'ailleurs ne convient pas tellement, rien ne m'obligeait à faire la tournée des cimetières pour aller fleurir les tombes. Mais depuis deux jours ça me turlupinait quand même. Y vais-je ? N'y vais-je pas ?

Depuis que je suis devenue le "patriarche" de la famille (on ne dit pas la matriarche, c'est bien dommage)- le mot famille a une signification très restreinte car nous ne sommes plus que deux !- je me sens redevable envers les membres disparus  de ma famille. Autrefois, c'était mon père qui se chargeait de la besogne. Il faisait ça tout seul d'ailleurs. Maman et ma grand-mère ne l'accompagnaient plus ( je viens juste d'en faire la remarque).

De son côté, mon mari ne manquait jamais la fête des morts pour aller sur la tombe de ses grands-parents et de sa mère.

Alors, j'ai pris le relais. En général je m'y rends quelques jours avant le 2 novembre afin d'éviter la cohue, quoiqu'on ne se bouscule jamais beaucoup dans les allées. C'est surtout demain, le 1er novembre qui est le jour de la fête de tous les saints que la foule sera plus grande, jour férié oblige.

Mais cette année, je me suis mal débrouillée. Hier j'ai cuisiné tout l'après-midi avec ma fille. Nous avons fait des barquettes de hachis Parmentier (environ une trentaine). Après il était trop tard pour sortir.

Donc ce matin en quittant les restos du cœur, je suis repassée rapidement à la maison. Je n'étais pas encore totalement décidée. Deux petites voix se chamaillaient et aucune des deux n'arrivait à prendre le dessus sur l'autre. Ça en devenait très ennuyeux. Finalement c'est en regardant l'heure que ma décision fut prise. Il était 12h30.

Si le fleuriste du coin est encore ouvert et qu'il a des chrysanthèmes, j'y vais. Sinon je rentre...

Il ou plutôt elle était bien là, arrosant les pots situés à l'extérieur. Et en plus il y avait une place juste devant le magasin. Le temps de charger la voiture et en route !

7eb620c262452876ab05503164d3d866.jpgPremier arrêt au cimetière de Tours. Premier arrêt sur la tombe des grands-parents et de la mère de mon mari. Je n'ai connu que sa grand-mère, décédée en 1986 à l'âge de 90 ans. Elle était très vaillante et sa mort survint à la suite d'une chute dans l'escalier de son immeuble. Elle trouvait que l'ascenseur ne venait pas assez vite et elle a voulu descendre à pieds. Un peu trop vite sans doute. Elle s'en était remise avec des bleus et des ecchymoses un peu partout , mais aussi un léger suintement cérébral qui se termina par une hémorragie cérébrale quelques temps plus tard.

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La seconde tombe est celle de la demi-sœur de mon arrière-grand-mère Hermance. Elle y est enterrée avec sa mère, son autre sœur, ses deux maris. Une plaque a été rajoutée pour son frère Marcel porté disparu durant la guerre 14/18.

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 Le temps était particulièrement agréable, doux et ensoleillé, et j'ai trouvé les pleureuses beaucoup moins émouvantes que l'année dernière.

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9d37e6a323c1a97f7cbaa539629217f5.jpgEt puis en flânant, j'ai éprouvé beaucoup de nostalgie à voir toutes ces tombes en ruines   ( sans doute des concessions à perpétuité) , dont les noms ne sont même plus lisibles, tombes sur lesquelles plus personne ne vient depuis des lustres. Et pourtant elles sont toujours là, luttant contre les intempéries, s'effritant peu à peu jusqu'à la chute finale.

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c80d876dd2658fc13dfc3dc0151bd320.jpgDeuxième arrêt aux cimetières de La Riche. Deux cimetières se font face et j'ai de la famille dans chacun d'eux. Je commence par la tombe de mes arrières grands-parents ( Hermance et Louis ) et je constate qu'ils ont perdu leur voisin de droite ! Sans doute une concession non renouvellée.

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Dans le second cimetitère, mon pot de fleurs fait tout à fait rikiki en raison de la largeur de la tombe. Ma foi tant pis ! C'est vrai qu'il y a du monde en dessous : mes 4 grands-parents, mes parents et vous rajoutez la deuxième épouse de  mon père. Elle aurait quand même pu prévoir quelque chose pour après sa mort. Elle pensait probablement mourir avant mon père. Enfin bref, c'est moi qui ai dû régler cet épineux problème. Au départ j'étais assez réticente à l'idée de la faire enterrer avec maman. Mais bon, à sa décharge, il faut admettre qu'elle n'a pas toujours eu des jours faciles avec mon père. Et même si elle m'a refusé le droit d'assister aux obsèques quand mon père est mort, refus auquel je me suis pliée pour ne pas créer d'histoire et de toute façon cela ne changeait pas grand chose, il m'a paru logique qu'elle soit aussi dans le caveau. Complet le caveau ! Enfin non, il doit rester une place, mais ce ne sera pas pour moi, car j'ai déjà retenu ma place ailleurs.

e1808b8701f3727c106cea95691ea789.jpgEt on y vient : troisième et dernier cimetière, celui d'Esvres ( la commune, pas l'annexe du cimetière de Tours). J'ai choisi l'emplacement, le plus près possible de la petite porte d'entrée qui se situe sur le côté. Ainsi au cas fort peu probable où l'on vienne un jour me voir, le chemin sera facile à trouver !

La tombe est toute simple, d'une grande sobriété , avec une épitaphe écrite en lettres d'or " Le temps d'apprendre à vivre, il est déjà trop tard "  (Louis Aragon). C'est tellement évident...  

Il va falloir que je revienne au printemps pour faire un nettoyage. Les deux tombes voisines empiètent un peu moins sur la nôtre. Construites la même année (2001), elles étaient toujours recouvertes de fleurs mises dans des vases, des pots, des bassines en plastique. Bref, le vrai foutoir. Mais c'est comme tout, maintenant ce sont les fleurs qui sont en plastique !

Après ça, je suis rentrée à la maison et je me suis mise à mon ordinateur pour vous raconter ce que vous venez de lire à l'instant et qui vous a probablement ennuyés.

Finalement je suis contente d'avoir fait ma tournée des cimetières, même si je n'ai pas besoin de cet instant pour penser aux êtres disparus. Mais c'est ce sentiment du devoir accompli qui me remplit d'aise. Je ne sais pas si cela représente encore quelque chose pour les jeunes générations !

17:40 Publié dans Croque mots | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : cimetière