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dimanche, 06 janvier 2013

4. Dernière connexion

Dimanche 6 janvier, 11h : nous allons bientôt quitter Siem Reap. Ce matin, dès 7h, nous étions sur le site d'Angkor Vat pour une ultime visite. Nous avions un guide érudit et il va me falloir un certain temps pour digérer toutes les informations ; pour l'instant, j'ai plutôt tendance à tout mélanger, Brahma, Shiva, Vishnou, Bouddha, le petit véhicule, le grand véhicule, les Chams etc.

Il fait environ 35°.

Nous déjeunons a l'hotel à 11h30 puis un car vient nous chercher pour nous conduire jusqu'au bateau et après  QUE VOGUE LA GALERE !

Pas d'anecdote croustillante à vous raconter pour l'instant.

A bientôt j'espère ! 

05:11 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : voyage, cambodge, siem reap

vendredi, 04 janvier 2013

3. Bien arrivée !

COUCOU ! Me revoilà. Il est actuellement 19H40 et je viens de terminer le diner au bord de la piscine illuminée et accompagnée par des mélodies de Frank Sinatra chantées par un jeune et beau Cambodgien. Il fait environ 28 degrés et je suis recouverte de produit anti-moustique.  La journée fut considérablement longue si l'on considère que nous avons atterri ce matin à Siem Reap aux alentours de 9h, que nous sommes aussitôt partis faire une balade sur l'eau, puis nous avons débuté la visite des temples, pour enfin récupérer la chambre d'hotel vers 14h ! Par chance on nous a accordé une sieste de 2 h ... Le temps de prendre une bonne douche, de se changer et c'est reparti !Nous avons visité également une pagode (j'ai totalement zappé les explications).  

Demain toute la journée est consacrée à la visite des temples, dure journée en perspective !Je vous quitte car je suis très très fatiguée !

A bientôt donc

13:57 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : voyage, cambodge, siem reap

vendredi, 09 novembre 2012

256. Le voleur de Banteay Srei

podcast

Sculptées sur les deux côtés, les pierres d’angle figuraient deux danseuses : le motif était sculpté sur trois pierres superposées. Celle du sommet, sous une poussée assez forte, tomberait sans doute.

— Combien ça vaut-il, à votre avis ? demanda Perken.

— Les deux danseuses ?

— Oui.

— Difficile à savoir ; en tout cas, plus de cinq cent mille francs.

— Vous êtes sûr ?

— Oui.

[…]

Déjà Claude faisait dégager le sol, afin que la pierre ne se brisât pas en en rencontrant une autre. Pendant que les hommes maniaient les blocs, il la regardait : sur l’une des têtes, dont les lèvres souriaient comme le font d’ordinaire celles des statues khmères, une mousse très fine s’étendait, d’un gris bleu, semblable au duvet des pêches d’Europe. Trois hommes la poussèrent de l’épaule, en mesure : elle bascula, tomba sur la tranche et s’enfonça assez profondément pour rester droite. Son déplacement avait creusé dans la pierre sur laquelle elle reposait deux raies brillantes, que suivaient en rang des fourmis mates, tout occupées à sauver leurs œufs. Mais cette seconde pierre, dont la face supérieure apparaissait maintenant, n’était pas posée comme la première ; elle était encastrée dans le mur encore debout, prise entre deux blocs de plusieurs tonnes. L’en dégager ? Il eût fallu jeter bas tout le mur ; et si les pierres des parties sculptées, d’un grès choisi, pouvaient être à grand peine maniées, les autres, énormes, devaient rester immobiles jusqu’à ce que quelques siècles, ou les figuiers des ruines les jetassent à terre.

Comment les Siamois avaient-ils pu détruire tant de temples ? On parlait d’éléphants, attelés à ces murs en grand nombre… Pas d’éléphants. Il fallait donc couper ou casser cette pierre pour séparer la partie sculptée, dont les dernières fourmis s’enfuyaient, de la partie brute encastrée dans le mur.

Les conducteurs attendaient, appuyés sur leurs leviers de bois. Perken avait sorti de sa poche son marteau et un ciseau ; sans doute le plus sage, en effet, était-il  de tracer au ciseau une étroite tranchée dans la pierre, et de la détacher ainsi. Il commença de frapper. Mais, soit qu’il employât mal l’outil, soit que le grès fût très dur, ne sautaient que des fragments de quelques millimètres d’épaisseur.

Les indigènes seraient plus maladroits que lui encore.

Claude ne quittait pas la pierre du regard  [ … ]

À son tour, il se remit au travail. Perken continua à préparer la piste, en faisant déblayer le chemin :il serait difficile de transporter les blocs ; le plus simple serait donc de les faire tourner de face en face, après en avoir écarté les cailloux. [ … ]

Claude frappait presque sans conscience, comme marche un homme perdu dans un désert. Sa pensée en miettes, effondrée comme le temple, ne tressaillait plus que de l’exaltation de compter les coups : un de plus, toujours un de plus … Désagrégation de la forêt, du temple, de tout … Un mur de prison, et comme des coups de lime, ces coups de marteau, constants, constants.

Soudain un vide :  tout reprit vie, retomba à sa place comme si ce qui entourait Claude se fût écroulé sur lui ; il resta immobile, atterré. Perken n’entendant plus rien fit quelques pas en arrière : les deux pattes du pied-de-biche venaient de se casser.

Il courut, prit le marteau des mains de Claude, songea à user ou limer en pied-de-biche la cassure, vit l’absurdité de ce projet, et, furieux, frappa la pierre à toute volée comme Claude l’avait fait tout à l’heure. Enfin il s’assit, s’efforçant de réfléchir. Ils avaient acheté plusieurs manches, par précaution, mais un seul fer …

Claude s’efforçait d’appeler à l’aide son intelligence diluée dans cette forêt … Il ne s’agissait plus de vivre avec intelligence, mais de vivre. L’instinct, libéré par l’engourdissement de la brousse, le portait contre cette pierre, les dents serrées, l’épaule en avant.

Regardant du coin de l’œil l’entaille ainsi qu’il l’eût fait d’une bête aux aguets, il prit la masse de carrier et en frappa le bloc, après une sorte de moulinet de tout son corps. La poussière du grès recommença de couler. Il la regarda, fasciné par sa ligne brillante ; sa haine se concentrait sur elle, et sans la quitter du regard, il frappa à grands coups, le buste et les bras liés à la masse, oscillant sur les jambes comme un lourd balancier. Il n’avait plus de conscience que dans les bras et les reins ; sa vie, l’espoir de sa dernière année, le sentiment d’un échec, se confondaient en fureur et ne vivait plus que dans le choc frénétique qui l’ébranlait tout entier, et le délivrait de la brousse comme un éblouissment.

Il s’arrêta. Perken venait de se courber devant l’angle du mur.

— Attention : la pierre que nous attaquons est seule encastrée. Voyez celle du dessous : elle n’est que posée, comme l’était celle du dessus : il faut d’abord la dégager.

Claude appela deux des Cambodgiens et tira de toute sa force sur la pierre du dessous, tandis qu’ils la poussaient. En vain : la terre, et, sans doute, des petits végétaux, la retenaient. Il savait que les temples khmers n’ont pas de fondation ; il fit aussitôt creuser une petite tranchée autour d’elle, puis au-dessous, pour la dégager. [ … ]

Enfin Perken et lui purent extraire la pierre ; elle bascula, montrant sa face inférieure couverte de cloportes incolores qui, fuyant les coups, s’étaient réfugiés sous elle.

Ils possédaient maintenant les têtes et les pieds des danseuses. Les corps restaient seuls sur la seconde pierre dégagée, qui sortait du mur comme un créneau horizontal.

Perken prit la masse et recommença de frapper la pierre supérieure. Il avait espéré qu’elle céderait au premier coup, mais il n’en était rien, et il continua à frapper, mécaniquement, repris par la fureur [ … ]

Soudain — différence de son sous le coup — sa respiration se suspendit ; il arracha ses lunettes : une vision brouillée, bleue  et verte, se précipita en lui : mais, tandis que ses paupières battaient, une autre vision s’imposait, plus forte que celle de tout ce qui l’entourait : la cassure ! Le soleil scintillait sur elle ; la partie sculptée, portant, elle aussi, sa cassure nette, gisait dans l’herbe comme une tête tranchée.

Perken fit couper deux troncs d’arbre, entoura de cordes l’une des pierres sculptées et la fixa au tronc, que six indigènes placèrent sur leurs épaules. [ … ]

En quelques minutes l’éboulis fut franchi. Claude fit approcher  les charrettes le plus près possible, si bien que Perken dut ordonner aux conducteurs de reculer afin de pouvoir manœuvrer. Attentifs aux mouvements de leurs petits buffles, ils regardaient les pierres sculptées, sur lesquelles se croisaient les cordes, avec une grande indifférence.

Claude resta le dernier. Les charrettes couvertes plongeaient lentement dans le feuillage, d’un mouvement saccadé, comme des barques sur la mer. Les essieux, à chaque tour de roue, grinçaient ; un coup étouffé, à intervalles irréguliers …

[ … ]

Claude secoua sa manche sur laquelle étaient tombées des fourmis rouges, sauta à cheval et rejoignit le convoi. Au premier espace libre il dépassa les charrettes, l’une après l’autre : les conducteurs somnolaient toujours.

Extraits de La voie royale, André Malraux.

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Ah, que d’émotions ! On se croirait plongé dans les aventures d’Indiana Jones ! La réalité est beaucoup moins flatteuse. En 1923, après ce vol de statues sur le site de Banteay Srei, au Cambodge, André Malraux – puisqu’il s’agit de lui- fut arrêté dès son arrivée à Phnom Penh et condamné à trois ans de prison. Il ne dut sa liberté que grâce à son épouse qui, une fois de retour en France, appela à son secours les célébrités de l’époque (Aragon, Breton, Gide, Mauriac, l’éditeur Gallimard, j’en passe …).

La peine fut allégée considérablement puisqu’il s’en sortit avec un an de prison avec sursis.

Pour sa défense, Malraux prétendit qu’il n’avait rien volé, puisque le site était à l’abandon et n’appartenait à personne !

Je vais visiter prochainement « la citadelle des femmes ». Il parait que les guides montrent les deux fameuses danseuses volées par Malraux et qui –par chance- ont retrouvé leur place primitive. Je ne manquerai pas de les prendre en photo !

 

11:24 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 04 novembre 2012

253. Le peintre du lycée de l'enfer

lycee.jpgTuol Svay Prey signifie la colline du manguier sauvage. Ainsi s'appelait ce lycée situé à Phnom Penh jusqu'à ce qu'il se transforme en centre de détention et de torture ( S-21) durant le régime des Khmers rouges. Son nom devint alors Tuol Sleng, ce qui signifie la colline empoisonnée.

Entre 1975 et 1979, plus de 17 000 personnes y trouvèrent la mort. Il n'y eut que sept survivants parmi lesquels le peintre Vann Nath. Il est malheureusement décédé le 5 septembre 2011. Sa famille tenait alors un restaurant à Phnom Penh, le Khemra restaurant. Je ne sais pas si le restaurant existe encore.

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Vann Nath mit en peinture la vie quotidienne dans cet enfer. Ses tableaux sont naïfs mais  très poignants.

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J'appréhende énormément cette visite programmée sur le plan émotionnel. Mais en même temps, c'est une visite incontournable si l'on veut mieux comprendre ce que fut ce régime.

Si le sujet vous intéresse, voici une vidéo fort instructive qui explique comment Pol Pot prit le pouvoir au Cambodge :


lundi, 08 octobre 2012

230. Brésil, dernier regard


podcast

Ça fait trois semaines maintenant que je suis rentrée de voyage et le Brésil me parait déjà si loin, comme dans un rêve. Je viens de terminer le tri des photos que j'ai transférées sur la tablette. Au total j'ai retenu environ 500 photos de qualité très inégale.

Les occasions ont été rares de pouvoir photographier des enfants, c'est sans doute mon plus grand regret.

voyage, brésil, photos

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Un dernier regard à tous ces gens que j'ai croisés sur mon chemin :

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Prochain rendez-vous voyage en janvier au Cambodge et au Vietnam.