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lundi, 31 mai 2010

204. Hello de Mongolie

Bon, me revoila apres 6000 km en train a travers toute la siberie occidentale et centrale. Hier soir nous avons passe la frontiere mongole et sommes arrives vers 8h du matin a Oulan Bator. Je n ai pas beaucoup de temps libre et je dois bien avouer que je souffre un peu de la vie avec un groupe... Demain nous partons en direction de la steppe pour dor;ir sous une yourte. Je serai de retour apres demain soir...

15:09 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : voyage, mongolie

samedi, 22 mai 2010

203. À bientôt !


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Je vous assure, monsieur le douanier, qu'il s'agit d'une malencontreuse erreur. Cette femme me ressemble, j'en conviens,  mais je ne suis pas celle que vous recherchez ! Je ne suis qu'une pauvre petite femme handicapée du dos, je ne peux même pas courir, c'est pour dire ! Alors de là à jouer les terroristes, il y a un fossé, que dis-je, un gouffre. Renseignez-vous, je n'ai pas de casier judiciaire, je n'ai jamais rien volé de ma vie (même pas une malheureuse pomme) ...

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Le chat Popy : Oui, oui, c'est bien fait ! Gardez-la au chaud, ça lui fera les pieds et ça lui apprendra à nous abandonner  à notre triste sort !

 Bon, je vous quitte momentanément. Je compte bien dénicher un cybercafé quelque part et je vous enverrai des nouvelles. Et, au cas où il n'y aurait rien sur mon blog, dites-vous que :

PAS DE NOUVELLES ... BONNES NOUVELLES.

Je vous donne rendez-vous au mardi 8 juin !

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lundi, 17 mai 2010

198. Les toilettes publiques

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Inutile d'être devin ou de sortir de Polytechnique pour comprendre - d'après l'image - que je vais vous parler de toilettes publiques, non que le sujet soit réellement passionnant, mais tout simplement parce que j'ai fait une découverte intéressante : en Chine, les toilettes dites « publiques » sont tout à fait particulières. Bien souvent il n'y a aucune séparation, les hommes et les femmes y sont mélangés et l'hygiène y est tout simplement absente. Remarquez bien, l'avantage est qu'on peut continuer la conversation ...

Quelques sites ICI, ou encore LÀ.

Cet après-midi, en faisant mon plein de mouchoirs en papier en prévision d'une éventuelle  halte forcée dans un de ces lieux, je repensais aux endroits les plus sordides que j'avais pu rencontrer lors de mes voyages. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas en Afrique mais en Asie que l'hygiène corporelle laisse le plus à désirer. Je me souviens avoir vu à plusieurs reprises les marchandes, accroupies devant leur étal de viande ou de poissons à même le sol, se laisser aller à un petit pipi libérateur. Bon, rien de plus naturel en soi me direz-vous, oui, bien sûr, si ce n'est que l'écoulement laisse parfois à désirer et vous risquez d'avoir des poissons qui baignent dans un jus douteux !

Dans la rue aussi, à Saïgon, il m'est arrivé à deux ou trois reprises de voir de vieilles femmes s'accroupir soudain au milieu du trottoir ...

Le pire souvenir reste cependant les toilettes publiques sur un marché local, dans le nord du Vietnam, à la frontière chinoise : prise soudain d'une envie pressante, je tâchai de me faire comprendre auprès de la population en me pliant et me tenant le ventre. On m'indiqua alors une cahute en bambou, située au bout d'un chemin, au bord d'un ravin. Déjà l'endroit était fort éloigné - je compris après la raison -. Arrivée à l'entrée, je dus me baisser pour franchir le seuil. Je fus alors prise à la gorge par une odeur pestilentielle qui me força aussitôt à me pincer le nez. Dans la pénombre, j'aperçus un trou dans le sol ... Je m'apprêtais donc, avec mon autre main et beaucoup de dextérité à baisser mon slip, quand soudain, j'eus l'impression vague et indéfinie que les cloisons de la cahute bougeaient, ondulaient ... Je laissai alors  le slip à sa place, réajustai mes lunettes et tout en continuant de me boucher le nez, j'observai de plus près une des cloisons. Et ce que je vis me fit frémir d'horreur  et jaillir hors de la cabane ... Les murs étaient couverts de centaines d'asticots qui grouillaient et donnaient ainsi l'impression que les murs étaient en mouvement. 

Dans le coup, l'envie de faire pipi m'est totalement sortie de la tête.

Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que ça fait partie des  anecdotes de voyage qui sortent un peu de l'ordinaire. Mais bon, ne vous sentez pas obligés de commenter. À ce propos, je pense que, de mon côté,  je vais bientôt cesser de commenter certains blogs, mes commentaires n'intéressant guère les pisse-froid, ces gens ennuyeux et prétentieux qui se croient obligés de passer une couche de pommade à chaque note pondue par le blogueur et qui ne prêtent aucune attention à vos propres commentaires.

Oui, je suis de mauvaise humeur, vous l'avez remarqué ?

La mémoire joue parfois des tours ... Tout en écrivant cette note, je réfléchissais à l'endroit et je me disais que je n'avais pas pu ne pas photographier ce lieu.

Effectivement, je viens de le retrouver. Pas de cabane en bambou, non, tant pis pour l'exotisme, mais un sordide cabanon fait de bâches, de planches et couvert de tôle...

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Point de ravin non plus, mais une rivière aux flots assez impétueux (quoique, en y réfléchissant ...) On peut supposer que tout se déversait dans la rivière.

Par contre je me souviens très bien du pont suspendu qui enjambait les flots un peu plus loin. J'ai cru que nous allions devoir le traverser ! Ouf, non ... Sinon, j'y serais encore.

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23:53 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : toilettes, chine

jeudi, 22 avril 2010

166. La pression commence à grimper


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En regardant les traînées blanches laissées dans le ciel par un avion, je réalise soudainement que dans un mois, à la même heure, je serai à la gare de Saint-Pierre-des-Corps ! J'ai déjà réservé la chambre d'hôtel (toujours au même endroit, à savoir Le Mesnil-Amelot). Le lendemain dans la matinée je décolle en direction de Moscou... J'ai déjà programmé un rendez-vous chez le coupe-tifs, une coupe assez courte de façon à être tranquille. Reste le dentiste pour le 3 mai (juste le plombage sur la dent qu'il m'a dévitalisée hier). Je dois aussi prévoir un rendez-vous chez ma toubib pour vérifier mes vaccinations et comme elle s'affole toujours pour un rien, elle va me faire une liste de médicaments qu'elle jugera indispensable.

Quoi d'autre ? Ah oui, la valise... Oh bah ça, le dernier jour, pas de souci. Je n'emporte pas grand chose comme vêtements, je ne pars pas pour une croisière. Deux ou trois pantalons, cinq ou six tee-shirts, un pull pour la Mongolie, sous-vêtements, trousse de toilette et le tour est joué. Non, le plus important est l'attirail photo : les objectifs, les cartes, les piles de rechanges, les piles à recharger, le chargeur , l'adaptateur de prises électriques, la rallonge, le téléphone portable et sa  prise pour le recharger, le numéro PUK pour ne pas tomber en panne comme au Maroc.

Pour m'occuper dans le train, j'ai prévu d'emporter mon baladeur, deux jeux de cartes, des mots croisés, de la lecture et puis mon journal de bord. Il va falloir que je le tienne à jour car Monsieur Encyclopédie ambulante m'attend au virage !

Ah, et puis j'aurai aussi toutes les enveloppes de Thierry à poster dans les différents pays. Il n'est pas certain que je mette une carte postale dans chaque enveloppe (je préfère prévenir à l'avance).

Enfin, chose importante à noter sur mon carnet : la phrase en anglais pour demander une place côté couloir dans l'avion au retour à Pékin :

Please, Could I have an aisle seat ?

Bon, voilà... Sinon, à la maison, j'espère que Peggy n'oubliera pas les chats  et peut-être aussi un petit coup de jet d'eau sur les fleurs si ce n'est pas trop demandé.

Allez, j'ai encore le temps, n'y pensons pas trop pour le moment ! Il sera toujours temps de s'exciter ! D'ailleurs je n'ai toujours pas mon passeport ...

vendredi, 26 mars 2010

118. Arrestation en Sibérie


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" C'est à Ilanski (gare d'Ilanskaïa), à 4 377km de Moscou, que j'ai connu le meilleur et le pire de mon périple transsibérien. Arrivé à 10h15 par le train à destination d'Irkoutsk, je croyais les 15minutes d'arrêt suffisantes pour jeter un coup d'œil au musée installé dans le dépôt de locomotives, près de la gare. La porte du dépôt, un ensemble de bâtiments de brique rouge assez joli et agrémenté d'un jardin fleuri, était ouverte. Quand j'ai tenté de me renseigner au bureau sur le musée, l'employé m'a répondu par un haussement d'épaules. En partant, j'ai commis l'erreur fatale de photographier un château d'eau et une affiche commémorant le centenaire du lieu. Un instant plus tard, deux hommes se sont emparés de moi. Pensant à des voleurs, j'ai crié, ce qui n'a fait qu'entraîner l'intervention d'un troisième larron. Ils m'ont alors tiré vers ce qui semblait être le bureau de la sécurité, convaincus d'avoir mis la main sur un ШПИОН (espion).

Devant le départ imminent de mon train, j'ai senti croître la panique et imploré mes gardiens, qui faisaient leur numéro de méchants flics, de me laisser au moins récupérer mes bagages. Le plus brutal m'a alors menacé de m'attacher à la chaise avec des menottes si je ne me taisais pas. Je me suis tu une minute puis ai recommencé à crier !

Sortie en hâte, la carte de visite d'un contact de l'ambassade de Grande-Bretagne a provoqué une série de coups de téléphone, mais hélas ! pas à Moscou. Tout ce que je portais sur moi - à part l'appareil photo incriminé - se résumait à un passeport, un calepin et moins de 1 000 roubles. Le reste, y compris mon ordinateur, mes notes et la quasi-totalité de mon argent liquide, poursuivait sa route vers les profondeurs de la Sibérie.

Le policier le plus brutal m'a ensuite conduit au poste de police, où d'autres personnages de ce mauvais film sont entrés en scène. Je devais réaliser plus tard que j'avais eu de la chance qu'ils fassent preuve d'humour et de patience envers un étranger affolé qui venait de manquer son train et de perdre tous ses bagages.

Svetlana, l'agent local de l'OVIR (service des visas) a surgi au bout d'un moment avec plusieurs policiers en civil, brandissant des protokol et me demandant mes papiers. Elle, au moins, souriait. J'ai appris, photos de trafiquants arrêtés à l'appui, qu'Ilanski était une sorte de plaque tournante du trafic de drogue et que je ne pouvais me rendre à la poste pour appeler Moscou sans courir le risque d'être agressé.

Le téléphone du poste de police ne permettait pas les communications longue distance, d'où l'impossibilité de contacter l'ambassade ou même le guide qui m'attendait à Irkoutsk. Je n'avais pas d'autre alternative que de signer le protokol, c'est-à-dire en substance d'avouer ma culpabilité. Après quoi, les policiers ont enfin résolu de me mettre dans le train suivant, le firmenny n° 8 en provenance de Novossibirsk. Là, les chefs de train, une dominatrice peroxydée en uniforme gris et un sosie de la mère de Brejnev en chemise de nuit, ont catégoriquement refusé de me laisser monter, malgré l'insistance de la police, invoquant je ne sais quelle règlementation absurde à laquelle elles ne pouvaient déroger. Quand le train s'est éloigné, nous maudissions tous ces deux femmes.

Dans l'intervalle, une employée avait retrouvé la trace de mes bagages qui devaient être déchargés à Nijneudinsk, à 5 heures de trajet à l'est, où je pourrais les récupérer et obtenir un autre billet pour Irkoutsk.

Le train suivant, Penze-Vladivostok, était beaucoup moins confortable, car constitué presque exclusivement de voitures platskartny (wagon de 3e classe sans compartiments). Le chef du train, accommodant, me dénicha toutefois une place parmi la cinquantaine de passagers qui voyageaient à bord de ce dortoir roulant. Ironie du sort, j'avais jusqu'alors soigneusement évité ce type de train.

Léonid, un prêtre moldave qui retournait chez lui sur l'île de Sakhaline avec sa famille, m'assura dans un anglais parfait que Dieu n'agissait jamais sans motif. En l'occurrence, il m'envoyait sans doute cette épreuve pour me faire découvrir les plaisirs insoupçonnés d'un voyage en platskartny, meilleur moyen de rencontrer des Russes et de faire l'expérience de leur formidable hospitalité.

Nous avons atteint Nijneudinsk à 20h et, accompagné de Léonid, je me suis rendu dans les locaux de la militsia. Tout le monde était au courant de mes mésaventures, mais on m'informa que mes bagages avaient continué vers Irkoutsk. Après avoir dépensé 350 roubles pour un nouveau billet, je n'avais plus que 200 roubles en poche. Si mes bagages avaient disparu à jamais comme le prétendait Marina, la jolie provodnitsa blonde de mon wagon , je me retrouvais sans rien. Devant mon désespoir, Léonid m'a remonté le moral et invité à manger avec les siens.

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À 4h30, le train est arrivé en gare d'Irkoutsk, où mon guide patientait depuis 23h. Il n'avait pas mes bagages et ignorait tout de mes déconvenues. Sur le chemin de la Militsia, une blonde sculptutale (et sa camarade trapue) nous a interceptés. Ces provodnitsa de Minsk, d'où venait mon train initial, avaient été chargées par leurs collègues de mes bagages et attendaient patiemment que je me manifeste. Rejoignant leur train garé pour la nuit, nous avons dû réveiller le chef de train grognon pour nous entendre dire que la militsia avait ramené mes sacs à la gare.

À 5h30, je passais enfin mes biens en revue d'après une liste détaillant jusqu'aux moindres sous-vêtements sales et pièces de monnaie dissimulées dans les poches secrètes de mon sac à dos.

« C'est la manière russe » m'a alors dit mon guide, une réflexion à laquelle je ne pouvais qu'applaudir. Une telle honnêteté m'a stupéfié, d'autant que la somme intégralement restituée représentait davantage que les salaires annuels des nombreuses personnes réunies dans la pièce ! "

Récit de voyage écrit par Simon Richmond , retranscrit dans « Transsibérien, un voyage mythique en train »,  paru dans la collection lonely planet.

Bon, après avoir pris connaissance de cette histoire je peux vous garantir que :

 

QUAND LE TRAIN ARRIVERA EN GARE D'ILANSKI, JE NE DESCENDRAI PAS !