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jeudi, 04 août 2011

162. Bilan d'une décennie -15-


podcast

Août 2002 :

Il n’y a même pas une semaine que je suis revenue de Cuba et voilà le mal au dos qui refait son apparition ! Je suis coincée de chez coincée, incapable de me tenir droite et, le pire, c’est que j’ai horriblement mal dès que je fais le moindre mouvement. Je passe donc une semaine au lit, Peggy venant me ravitailler. Mais la situation ne s’améliore pas et après s’être renseignée, Peggy me trouve un médecin ostéopathe. Aller du lit à la voiture et de la voiture à la salle d’attente fut un véritable calvaire. Une heure plus tard je ressortais aussi droite qu’une pousse de bambou et avec un sourire radieux !

 Septembre 2002 : c’est la rentrée des classes. Je travaille maintenant dans un RASED. Nous sommes une équipe de cinq personnes (la psychologue scolaire et trois autres rééducateurs). Durant la semaine j’interviens dans plusieurs écoles où je prends en charge des petits groupes d’élèves pendant un temps limité (une demi-heure environ).

 

Maison 016.JPG

Octobre 2002 : à la maison, le chat Popy devient insupportable. Chaque nuit, il vient me réveiller pour sortir dans le jardin. Il miaule jusqu’à ce  que, excédée, je me lève pour aller lui ouvrir la porte du salon. Finalement je fais venir mon petit bricoleur qui installe une chatière dans la porte du garage. Mais le problème n’est pas résolu pour autant car ce que Monsieur veut, c’est aller dehors ! Il faudra attendre quelques mois, l’arrivée de Michel dans ma vie, qui mettra une autre chatière donnant directement du garage à la rue. Ensuite je fais un trou dans le grillage pour accéder au jardin… Avec tout cet agencement, je pensais pouvoir me passer d’une litière. Mais c’était mal connaître le Popy ! Alors que Théo prit rapidement  l’habitude de faire ses besoins dans le jardin, le chat Popy continua à réclamer Sa litière dans le garage. Il avait aussi une autre manie très désagréable : lorsque je rentrais de vacances, dès que j’ouvrais ma valise, il allait faire pipi sur mes vêtements. Il m’a fait le coup deux fois, mais pas trois !

 

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9 octobre 2002 : Peggy a 30 ans ! Pour cette occasion, elle loue une salle et organise une fête où elle invite tous les gens qu’elle aime. Nous étions environ une quarantaine de personnes (enfin il me semble). C’est là une des grandes différences entre elle et moi : autant elle est avenante et ouverte vers les autres, autant je suis renfermée et peu encline à ce genre de manifestation. La soirée fut très cordiale. 

 du 23 octobre au 3 novembre 2002 : ce sont les vacances de la Toussaint. Je pars deux jours à Paris avec Peggy. Son amie Nathalie nous a prêté son appartement. Durant cette petite virée dans la capitale, nous allons voir l’exposition Modigliani au Sénat, puis une autre exposition à Beaubourg dédiée au peintre allemand Max Beckmann. C’est pendant ce court séjour que je découvre la musique de la chanteuse Dido. ( extrait en haut de la note).

 22 novembre 2002 : ce soir-là j’ai fixé rendez-vous à un homme que je ne connais pas encore. Nous avons juste eu l’occasion de parler au téléphone. Il me semble intéressant :

— Qu’entends-tu par « intéressant » ?

— J’entends par là qu’il est capable d’écrire trois mots sans faire de fautes d’orthographe, qu’il est très cultivé.

— Et physiquement ?

— Ah ça, je ne sais pas encore, ce sera la surprise du chef !

Nous allons dîner au restaurant l’Odéon, place de la gare. Il n’habite pas à Tours, et travaille à Paris. Nous nous sommes fixés rendez-vous dans le parking du Vinci, tout près du restaurant. Je vois alors apparaître un barbu d’environ 2m, pesant bien son quintal. C’est ainsi que Michel entre dans ma vie pour une période non définie encore.

À cette époque, j’ai un petit groupe d’amies (trois) que je vois régulièrement et qui sont mes confidentes. Aujourd’hui, je n’ai plus de nouvelles … Chacune mène sa barque dans son coin. Il faut dire à leur décharge qu’elles ne reçoivent pas non plus de mes nouvelles et puis, elles ont leur travail, les enfants à élever.

 Décembre 2002 :  

Ce sont les retrouvailles avec Julie, dite Juju, une ancienne élève avec qui je suis toujours restée en relation épistolaire. Le 18 décembre, je l’emmène déjeuner à la brasserie de l’Univers. Peggy nous accompagne.

 Et puis les vacances de Noël arrivent. Et le 22 décembre …

 À suivre

161. Bilan d'une décennie -14-


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Dimanche 4 août 2002 : nous sommes donc à Santa Clara, et qui dit Santa Clara dit … ERNESTO GUEVARA dit le Che !

Hasta la victoria sempre (jusqu’à la victoire toujours). C’est l’inscription qui figure sur le socle de sa statue érigée en 1988 sur la plaza de la revolucion. À l’intérieur du mémorial on peut visiter un musée dédié  au Che. En 1997, sa dépouille fut rapportée de Bolivie (où il fut assassiné dans des circonstances assez floues) et maintenant il repose dans un mausolée  situé à l’intérieur de ce monument. J’avoue que je serais incapable de vous dire comment cela se présente. J’ai dû zapper quelque chose, une fois de plus !

Bref, toutes les visites dans cette ville tournent autour des faits d’armes du révolutionnaire : tour à tour on nous montre le bulldozer qui lui permit de faire dérailler le train blindé rempli de soldats et de munitions (29 décembre 1958), puis les wagons du train transformés en  musée… Il est partout, le Che, même dans la rue en grandeur nature !

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Il faut bien reconnaître qu’il a une belle gueule ce Che. Pas étonnant qu’il soit si souvent en effigie sur les tee-shirts ! C’est tout de même plus sympa que l’effigie de Marx, non ?

Trêve de plaisanterie. Nous prenons maintenant la direction de La Havane, à environ300 km. Nous roulons à vive allure sur les autoroutes cubaines. Pour sûr, il n’y personne ou presque … De temps à autre nous doublons une charrette qui s’est égarée là, on ne sait trop pourquoi.

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Je suis méchante, il faut dire que l’essence est rare et sûrement chère comme beaucoup de choses dans ce pays.  Les Cubains se débrouillent comme ils peuvent  avec leur peu de moyens. Et ils font preuve d’ingéniosité. Prenez par exemple les voitures : ils arrivent toujours à faire rouler les grosses américaines (les voitures, hein !).

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Tiens, cela me fait penser à un sujet que je n’ai pas encore abordé, c’est celui des rapports entre Cubaines et touristes : j’ai remarqué à plusieurs reprises de très jeunes filles avec de bons gros touristes allemands. Notez-bien que ce n’est pas propre à Cuba, on retrouve ça dans beaucoup de pays, malheureusement.

Mais revenons au récit. Nous atteignons La Havane vers 17h. Première surprise : notre hôtel est situé loin, mais alors vraiment très loin de la ville ! (environ 17km). Nous sommes  « parqués» dans un complexe pour touristes, la marina Hemingway.  Ah, pour sûr, c’est neuf, propre mais impossible de pouvoir se balader comme on veut dans La Havane. Il faut attendre la navette de l’hôtel et elle est prise d’assaut à chaque passage (peu nombreux d’ailleurs).

Il est donc 17h et nous sommes coincés là pour toute la soirée. Quelle perte de temps !

 

Lundi 5 août 2002 : le car nous emmène enfin visiter La Havane. Premier arrêt sur la Plaza de la Revolucion qui peut contenir jusqu’à un million de personnes. C’est là que Castro faisait ses fameux discours de plus de quatre heures devant une foule debout et en plein soleil.

Un peu plus loin nous passons devant l’ancien palais présidentiel. Il fut pris d’assaut par les révolutionnaires le 13 mars 1957.

Puis voici le Capitole, réplique exacte de celui de Washington. Du haut des marches, je suis alors prise de vertige pour redescendre et j’ai bien cru que j’allais descendre l’escalier monumental sur les fesses !

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Maintenant direction le musée du rhum, puis un bureau de tabac.  La vieille ville de La Havane est particulièrement intéressante à visiter. Les maisons sont en cours de restauration.

La journée se passe donc à flâner dans les rues, nous avons certainement visité d’autres lieux mais j’ai omis de le noter dans mon album. Il faut dire que les visites étaient particulièrement fatigantes et je souffrais encore un peu de ma récente opération.

Devant l'hôtel où Hemingway logeait très souvent lors de ces séjours à Cuba, je croise cette sympathique Cubaine aux ongles bleus :

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 Un peu plus loin, voici l'enseigne du bar préféré de l'écrivain : le Floridita. C'est là qu'il venait boire des mojitos et des daïquiris. Les murs à l'intérieur sont couverts de photos de célébrités.

 

 

cuba,la havane


Mardi 6 août 2002 : excursion dans la vallée de Vinalès. Nous visitons une fabrique de cigares. Les rouleuses de cigares proposaient discrètement des lots de cigares (une dizaine environ, non bagués) pour 10 dollars. C’est ainsi que l’un des hommes du groupe se retrouva transformé en bibendum à la sortie ! Il en avait acheté plusieurs qu’il avait cachés sous son tee-shirt. Mais je crois que le contremaître n’était pas dupe du trafic pratiqué par les ouvrières. Il touchait probablement une partie des sommes ainsi récupérées. Pour eux, c’était une façon d’obtenir ces fameux dollars qui permettaient ensuite d’acheter dans les magasins pour touristes.

 

Mercredi 7 août 2002 : le groupe est invité dans une famille cubaine pour déguster la fameuse langouste aux haricots noirs. En théorie, ces visites chez l’habitant sont interdites mais tout le monde le fait. Alors les autorités ferment les yeux !

 

Jeudi 8 août 2002 : journée libre à La Havane. Je me suis concoctée un petit programme de choix grâce aux indications du guide du routard. Je me retrouve alors dans un quartier populaire où habite le peintre Salvador Escalona : « Je suis celui qui peint les murs et qui envoie des messages à l’âme humaine. » 

Vous trouverez quelques photos de ses réalisations en cliquant ICI.

Et puis il y a le Malecon, cette large avenue bordée de belles demeures (malheureusement en très mauvais état) qui longe la mer. Je sais maintenant que pour faire les plus belles photos, il faut y aller au moment du coucher du soleil. C’est toujours bon à savoir.

 

 

cuba,la havane


Vendredi 9 août 2002 : nous voici arrivés au terme de ce voyage. Déjà ?

Eh oui, le temps semble passer trop vite quand on se plait dans un endroit. Et  Cuba reste pour moi un de mes plus beaux voyages, malgré les conditions difficiles dans lesquelles je l’ai effectué. Ah, si le groupe n’avait pas été là, c’eût été des vacances idéales. Seulement voilà, ils étaient bien présents : les quatre femmes profs qui dès le premier jour avaient monopolisé les place à l’avant du car, les quatre couples de « beaufs » qui ne s’intéressaient qu’à la piscine et aux boissons, les deux ou trois couples qui ne parlaient à personne et … moi, toute seule dans mon coin.

Mais je sais maintenant que si un jour l’envie me prend d’y retourner, je peux me débrouiller toute seule. J’ai deux ou trois bonnes adresses d’hôtels à La Havane.

L’avion décolle dans la nuit avec plus de sept heures de retard. Quand j’arrive enfin à la gare de Saint-Pierre-des-Corps,le 10 août,  il tombe des cordes. J’ai mon chapeau de soleil sur la tête, des instruments de musique accrochés à mon sac à dos et je traîne une valise qui a pris plus de 10 kilos et  que j’ai eu bien du mal à fermer ! C’est Maria qui vient me réceptionner.

Durant les deux ou trois mois qui ont suivi, je n’écoutais que de la musique cubaine. J’avais l’impression d’y retourner un peu.

Et quelques jours après mon retour …

 

À suivre

D'autres photos :


Cuba par cheztinou

11:48 Publié dans Croque mots, Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : cuba, la havane

mercredi, 03 août 2011

160. Bilan d'une décennie -13-


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Mercredi 31 juillet 2002 : en route pour Camagüey ! Une route verdoyante et sinueuse nous conduit jusqu’à la basilique de la vierge de la Charité del Cobre (du cuivre). C’est un lieu de pèlerinage important car c’est la Sainte Patronne de Cuba.

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L’arrêt déjeuner s’effectue dans la jolie petite ville de Bayamo. Sur la place centrale, à l’ombre des arbres, les Cubains s’adonnent à leurs jeux favoris : les échecs et les dominos.

Nous assistons à un récital de musique cubaine dans une casa de la trova.

Puis nous reprenons la route. Voici un car très singulier, que les Cubains appellent le chameau car il semble avoir deux bosses. C’est un bricolage astucieux et qui permet de transporter environ 300 personnes à la fois ! On en verra plusieurs circuler à La Havane. Très souvent ils sont peints en rose.

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À Camagüey nous visitons le musée Ignacio Agramonte. Dans le patio, j’ai photographié ces grandes jarres à-demi enfouies et qui récupèrent les eaux de pluie.

 

voyage,cuba

Jeudi  1er août 2002 : nous quittons Camagüey dans la matinée. Nous faisons une halte à Sancti Spiritus, très jolie petite ville où les maisons sont en cours de restauration. C’est là que je photographie la petite fille au chien.

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Nous déjeunons dans la ville puis nous reprenons le car en direction de Trinidad.

Pendant une cinquantaine de kilomètres nous longeons alors la vallée de San Luis, ou « vallée des moulins à sucre ». En effet, cette contrée compta jusqu’à 70 moulins jusqu’en 1850. Cet endroit a été inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité en 1988. Un arrêt est prévu durant lequel nous visitons une ancienne plantation de canne à sucre, aujourd’hui transformée en musée et en restaurant.

hotel brisas1.jpgLe soir enfin, nous arrivons à l’hôtel de Trinidad où nous allons passer deux nuits dans un cadre absolument merveilleux ! Il s'agit de l'hôtel Las Brisas.

J’obtiens une suite avec salon donnant sur le jardin, avec une terrasse privée. C’est la grande classe ! Et vingt mètres plus loin, au bout de cette allée, c’est la mer des Caraïbes …

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Eh bien, croyez-le ou non, je me suis baignée !

 

 

Vendredi 2 août 2002 : la journée est consacrée à la visite de la vieille ville de Trinidad, classée au Patrimoine mondial en 1988. Nous visitons également une poterie et le soir nous allons écouter de la musique et guincher ! Ma plus grande crainte était d’être invitée

 

Samedi 3 août 2002 : nous quittons avec un peu de regret l’hôtel Brisas. Mais d’autres lieux nous attendent. Voici la ville de Cienfuegos et son palais transformé en restaurant de haute gamme. La pianiste, installée dans le hall,  joue « La vie en rose » lorsque nous pénétrons à l’intérieur. Ce n’est pas là que le déjeuner est prévu, mais juste en face, de l’autre côté de la route. Je n’ai d’ailleurs aucun souvenir de l’endroit.

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L’après-midi, avant de repartir, nous flânons dans les rues. Voici un magasin d’état : par curiosité nous pénétrons voir ce qu’il y a. Hélas, fort peu de choses ! Quelques paires de chaussures d’un autre âge, des vêtements semblant provenir des pays de l’est. J’ai oublié de préciser que nous effectuons tous nos achats en dollars. Nous n’avons aucune monnaie cubaine qui ne nous servirait d’ailleurs à rien. En 2002, les Cubains avaient des tickets de rationnement pour la nourriture. Beaucoup de produits étaient manquants sur les étals (en particulier les produits de toilette tels que savon, dentifrice etc.) Quant à la nourriture en elle-même, nous avons pu constater, en allant sur un marché qu’elle était peu variée. Bref, il y avait une crise, mais une crise que le gouvernement voulait cacher aux touristes. Et puis, ne parlant pas espagnol, il m’était difficile de communiquer avec les gens. Tout était loin d’être aussi rose que ça au pays de la Revolucion !

Le soir, nous couchons à l’hôtel La Granjita de Santa Clara, constitué de petits bungalows disséminés dans la forêt tropicale : la chasse aux moustiques s’avéra fructueuse !

 

À suivre 

20:29 Publié dans Croque mots, Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : voyage, cuba

lundi, 01 août 2011

158. Bilan d'une décennie -12-

Mai 2002  :  je suis hospitalisée à la clinique du Parc pour subir une hystérectomie, mot barbare pour désigner l’ablation chirurgicale de l’utérus. L’opération se déroule en musique, le chirurgien m’ayant proposé d’apporter mes CD préférés pour m’occuper l’esprit durant qu’il me charcute. Par un moment j’ai dû avoir une petite faiblesse car je me suis réveillée avec le masque à oxygène. Tout s’est bien passé malgré tout et il m’a ensuite montré le petit sac dans lequel il avait mis tous les fibromes qui s’étaient formés dans l’utérus. On aurait dit un plein sac de billes !

Quatre jours plus tard je ressortais de la clinique.

 Juin 2002 : l’année scolaire s’achève avec un peu de nostalgie. C’est ma dernière classe car l’année prochaine j’intègre un RASED en tant que maîtresse E. L’idée ne m’enchante guère, mais je n’ai pas le choix, si ce n’est de prendre une classe dite normale. Or j’ai trop l’esprit d’indépendance pour me plier aux exigences d’un programme.

Juillet 2002 : j’ai des problèmes de dos et je passe une bonne semaine alitée. Je commence à m’inquiéter car à la fin du mois je pars en voyage. Où ça ?

Au pays des cigares et du rhum, de la musique et de la révolution. À CUBA !

En avant la musica !

 
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Pourquoi ce choix précis ? Sans doute à la suite d’un reportage à la télé, certainement pour la musique du film « Buena vista social club ». Et puis le pays semble vouloir s’ouvrir au tourisme et il me semble judicieux d’en profiter. Deux options s’offrent alors à moi : le séjour à Varadero dans un hôtel au bord de la mer ou bien un circuit dans toute l’île. Quitte à aller à Cuba, ce n’est pas pour rester enfermée dans un complexe à touristes. Dans ce cas-là, autant aller à Trifouillis-les-eaux-grasses ! J’opte donc pour la seconde solution afin de découvrir le pays et ses habitants.

cuba, santiago

Et donc le …

 29 juillet 2002 : dans ma valise j’ai tout un attirail de médocs pour le mal au dos et aussi pour les suites de mon opération. C’est la première fois que je pars en voyage organisé.

Le départ a lieu d’Orly et je suis très surprise quand, à l’enregistrement, j’apprends qu’il y a des places fumeurs !  C’est un vol de la Cubana.

cuba, santiago

L’avion décolle d’Orly à 13h50. Très vite l’ambiance s’installe dans l’avion. Les places pour les fumeurs se trouvent à l’arrière, mais sans séparation et les passagers non-fumeurs ne tardent pas à se plaindre. Il y a de quoi : un Cubain qui vient de se marier et retourne dans son pays passe alors parmi les passagers et offre rhum et cigares à volonté. L’avion se transforme vite en tripot, c’est tout juste si l’on ne se met pas à danser ! Mais quelques heures plus tard, l’arrivée à Santiago s’avère des plus compliquées pour certains qu’il faut soutenir car ils sont trop ivres pour se tenir debout seuls !

À la sortie de l’aéroport un guide nous attend et le groupe se forme peu à peu : une petite vingtaine de personnes. Je me retrouve très rapidement toute seule (les autres étant en couple ou entre amis) et cela le restera d’ailleurs durant tout le voyage, l’ambiance dans le groupe étant des plus désastreuses.

Mais pour l’instant, il est 18h –heure locale- et le bus nous conduit vers notre hôtel situé en-dehors de la ville. Il s’agit de l’hôtel Versalles. Ce qui me frappe tout de suite, c’est  la présence de la police ainsi que les barrières à l’entrée.

Une fois la clef en main, je vais dans ma chambre et je m’allonge car le voyage a quand même été assez épuisant. Quand je me réveille, il est presque 22h ! Tout est plongé dans le noir et j’ai bien du mal à trouver le chemin du restaurant où je me retrouve seule à dîner … face à un orchestre d’une dizaine de musiciens qui ne jouent que pour moi ! Dans mon dos je sens la présence du serveur qui attend impatiemment que je finisse mon assiette pour achever son service.

Oh que ce voyage commence mal ! D’autre part, je m’aperçois que le portable n’est pas utilisable par manque de réseau. Impossible donc de prévenir ma fille que je suis bien arrivée.

Mais que suis-je donc venue faire dans cette galère ?

 

30 juillet 2002 : sitôt réveillée, je me précipite sur la terrasse pour admirer le paysage.

cuba, santiago

Nous sommes dans une région montagneuse et sauvage, très verdoyante. Je fais un petit tour dans le jardin de l’hôtel avant d’aller prendre le petit déjeuner. La flore est particulièrement belle et luxuriante. Ah, si à l’époque j’avais eu mon Réflex ! Mais bon … Tiens, en y songeant, je me dis que j’y retournerai bien ! Dix ans après, il  doit y avoir eu des changements. Fidel est toujours là, mais ça a dû quand même bouger un peu. Enfin revenons au récit.

La journée est consacrée à la visite de Santiago de Cuba, qui est la deuxième ville de l’île par son importance. Il fait extrêmement chaud et humide. On peut admirer de belles anciennes demeures coloniales aujourd’hui occupées par les administrations et quelques écoles. Nous visitons un cimetière ( ?) puis pour la pause déjeuner nous partons au Castillo del Morro, situé à environ sept kilomètres. Cette forteresse fut construite par les Espagnols en 1663 pour protéger la ville des assauts des pirates. On a une très belle vue sur la côte depuis le fort.

cuba, santiago

Retour l’après-midi dans les rues de Santiago, visite du musée Diego Velasquez : cette demeure fut construite en 1516 et c’est la plus ancienne demeure coloniale de toute l’Amérique du sud. Nous terminons la journée devant une pina colada  sur le parque de Cespeda (place centrale).Hum ! qu’elle était bonne, j’en ai encore le goût dans la bouche ! Rien que pour ça, j’ai envie d’y retourner.

cuba, santiago

 C’est là que je croise la fumeuse de Havane :

cuba, santiago

À suivre

 

Rajout : 


Buena Vista Social Club - Bande annonce FR par _Caprice_

17:34 Publié dans Croque mots, Voyages | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : cuba, santiago

dimanche, 31 juillet 2011

157. Bilan d'une décennie -11-


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Vendredi 5 avril 2002 :

Bon et maintenant ? Direction l’Utah ! Avant de prendre la route, nous faisons un arrêt pour acheter des provisions en vue d’un pique-nique le midi.   Nous traversons le Zion Canyon, une région très accidentée et le soir nous nous arrêtons dormir à Kanab. Le premier hôtelier refuse de nous donner des chambres car il s’est aperçu que je fumais ! N’oublions pas que nous sommes en plein pays des Mormons, donc pas de sexe, pas d’alcool, pas de drogue !

Jean Paul a une bouteille de whisky en réserve dans le coffre de sa voiture et nous prenons donc l’apéro dans leur chambre.

 

Samedi 6 avril : direction le Grand Canyon en Arizona. Nous entrons dans l’ancien territoire des Indiens  Navajos. On en voit d’ailleurs quelques-uns qui vendent des produits artisanaux sur le bord de la route. Nous franchissons bientôt le fleuve Colorado, vert au milieu des roches rouges. C’est très beau.

Le temps s’est soudainement rafraîchi et j’endure le manteau que Clarisse me prête.

La vue sur le canyon est époustouflante il faut bien l’avouer. Je ne m’avance guère en raison de mes problèmes de vertige.En 2007  une plateforme de verre a été construite juste au-dessus. Je crois que, même en me payant, je ne m’y risquerais pas !  Vous trouverez –en bas de la note- une très belle vidéo faite à cet endroit.

Puis nous repartons. Arrêt à Williams, la dernière ville à avoir été traversée par la mythique route 66 jusqu’en 1985. Le soir nous dormons à Kingman.

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Dimanche 7 avril : c’est maintenant le retour à San Francisco car Clarisse travaille lundi. Nous traversons d’immenses vergers de pamplemousses et d’oranges. Un peu plus loin, une brusque odeur de pourriture envahit bientôt la voiture. J’ai vite fait de comprendre d’où cela vient : nous longeons sur plusieurs kilomètres des élevages de bovins. C’est terrifiant ! Ils sont parqués dans des enclos où depuis bien longtemps l’herbe ne pousse plus. D’ailleurs pas besoin d’herbages pour ces bestiaux qui sont engraissés au maïs transgénique ! ÇA FERA DES BONS HAMBURGERS.

Des jets d’eau viennent les arroser sans doute pour leur éviter l’étouffement. C’est affreux !

Le soir nous sommes de retour à Frémont.

 

Lundi 8 avril 2002 : nouvelle visite à San Francisco. Cette fois, Jean Paul m’emmène visiter l’ancienne prison d’Alcatraz située sur une petite île face à la ville. Le temps est très brumeux et les photos ne donnent rien de bien.

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L’après-midi nous nous baladons dans le centre.

 

Mardi 9 avril 2002 : le matin je vais à Oakland avec Paul Marc. Il me montre le quartier mexicain. De beaux graffitis ornent les murs de certaines bâtisses.

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Voilà, on arrive au terme de ce voyage. Jean Paul me conduit jusqu’à l’aéroport où l’avion décolle vers 18h30.

 

Mercredi 10 avril 2002 : et revoici la France. L’avion atterrit à Roissy vers 13h30. Je prends ensuite le TGV à Montparnasse. Peggy est venue me chercher à la gare. Il fait froid et gris.

Je retrouve avec plaisir mon petit chez moi !

 

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À suivre

 


The Grand Canyon Skywalk par rikofx