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samedi, 27 août 2011

182. Bilan d'une décennie -33-


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Et voici l’année 2005. Le 1er janvier, je suis debout dès 3h30 , mais il est vrai que la veille au soir  je m’étais couchée vers 20h !

J’ai toujours détesté commencer une nouvelle année dans un état de fatigue comme cela se produit souvent  lorsqu’on a fait la fête. J’ai fait mien l’adage : La vie appartient à ceux qui se lèvent tôt !

Vendredi 21 janvier 2005 : en route pour Paris ! Avec d’autres bénévoles des restos du cœur, nous partons donc en car pour assister au spectacle des Enfoirés qui se tient à Bercy. Nous nous retrouvons placés assez loin de la scène et il aurait fallu penser prendre des jumelles ! Dès la fin du spectacle, nous reprenons le car et nous sommes à Tours vers 3h du matin.

Vendredi 28 et samedi 29 janvier 2005 : c’est la collecte pour les restos. À cette occasion, je me retrouve à faire le pied de grue devant l’entrée d’une grande surface pour distribuer des prospectus et récupérer des marchandises.  Je n’aime pas du tout ce genre d’activité. De plus, on a toujours droit à quelques propos assez désobligeants. M’enfin …

 Février 2005 : le mois est marqué par d’importantes chutes de neige sur la France, mais pas un flocon en Touraine !

Dans mon journal j’ai noté : « Et les jours passent … aussi désespérants les uns que les autres. Je suis dans une période de profonde tristesse. Rien ne réussit à me motiver, je supporte mal la solitude, alors je dors. Et février se termine ainsi, dans le froid et la déprime. »

Mars 2005 : Michel achète un Monospace d’occasion. Cela va bientôt s’avérer fort utile.

Dans le jardin, il me bêche une parcelle pour faire un petit potager.

Mardi 22 mars 2005 :

Ma douleur au bras est toujours présente, les séances chez le kiné n’ayant apporté aucune amélioration. J’ai donc rendez-vous aujourd’hui chez un rhumatologue de Joué.

Mardi 29 mars : infiltration dans l’épaule. C’est assez douloureux.

Avril 2005 :

Le 2 avril, j’ai de nouveau rendez-vous chez le rhumato pour la deuxième infiltration dans l’épaule. Il est 19h, je suis la dernière patiente de la journée. Il est habillé sur son  trente-et-un et semble pressé d’en finir. Toujours est-il qu’à un moment je pousse un hurlement de douleur ! Il s’affole, ne veut pas me laisser partir (je suis au bord de l’évanouissement). Il me faut un bon moment pour reprendre mes esprits. Et dire qu’il y a encore une 3e infiltration prévue !

Vendredi 8 avril 2005 : enterrement du pape Jean-Paul II à Rome.

 Samedi 9 avril : je retrouve avec anxiété le rhumatologue et je refuse qu’il me fasse la troisième infiltration. Il décide alors de m’envoyer passer un arthroscanner.

Le printemps est bien là et je jardine !

 Mai 2005 :

Dimanche 1er mai : Michel vient me chercher en milieu d’après-midi et nous partons passer deux jours dans le sud-Bretagne. Nous dormons le soir à Vannes. C’est là qu’il a vécu deux ans lorsque sa famille a quitté le Maroc, son père étant militaire à Meknès.

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Lundi 2 mai : nous prenons le bateau et nous allons passer la journée sur l’île-aux-Moines.

Mardi 3 mai : nous quittons Vannes sous la pluie en direction de Locronan, petite cité médiévale au sud de Brest. C’est là que j’ai vu d’adorables petits vitraux, mais le magasin était fermé !

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Nous nous arrêtons ensuite à Pont-Aven. C’est là que nous déjeunons dans un ancien moulin. J’en profite pour acheter des galettes pour Peggy. Puis arrêt à Bélon, célèbre pour ses huîtres plates.

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Je demande ensuite à Michel de faire un détour par Guérande et Le Croisic : j’ai envie de revoir les lieux où j’ai passé mes vacances étant jeune et où je ne suis jamais revenue depuis 1975.

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Je retrouve la maison où habitait ma tante, à Port-Lin : la magnifique vigne vierge qui recouvrait toute la façade a malheureusement été coupée. Nous atteignons Tours le soir vers 23h.

 

Vendredi 6 mai : j’ai rendez-vous à 9h pour passer un arthroscanner rue George Sand. Peggy m’accompagne car le rhumatologue m’a prévenue que je ne pourrai pas conduire après la piqûre. La piqûre ! Encore ? Mais oui, et cette fois, je n’ai pas eu mal.

Le diagnostic arrive aussitôt : j’ai une capsulite rétractile, c'est-à-dire un enraidissement de l'articulation de l'épaule.

— Quel est le traitement ?

— Aucun, si ce n’est de prendre votre mal en patience. D’ici un à deux ans, la douleur va disparaître d’elle-même.  

Effectivement, j’ai repris peu à peu toute la mobilité de mon bras.

Juin 2005

Samedi 25 juin : dans la semaine, Michel a acheté un canoé au Vieux Campeur à Paris. Nous allons l’étrenner aussitôt sur le lac à Saint-Avertin. Durant la balade sur l’eau nous sommes attaqués par un cygne qui fait un piquer sur notre embarcation en poussant d’affreux cris stridents et c’est à coups de rames que nous devons le chasser mais il revient à la charge plusieurs fois de suite.

 

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À suivre

mardi, 23 août 2011

181. Bilan d'une décennie -32-


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Samedi 18 septembre 2004 : Michel est venu me voir avec sa moto, toute neuve, achetée durant le mois d’août. J’appréhende un peu de monter sur cet engin dont je garde un très mauvais souvenir. En 1969, lors d’un séjour en Allemagne, un correspondant était venu me rendre visite en moto alors que j’étais à Greifswald. J’avais donc eu l’occasion de monter avec lui et cela s'avéra fort périlleux !

Deuxième tentative, trente-cinq ans plus tard ! En fait, ça se déroule très bien, je trouve même ça plutôt agréable et dans le coup, nous allons à Tours en moto.

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 Lundi 20 septembre 2004 :c’est le centenaire du lycée Balzac et, à l’occasion, je reçois une invitation pour aller visiter les lieux. Retour au bahut !   Je n’y étais pas allée depuis juin 1968, date à laquelle je l’avais quitté. Ça fait tout drôle de revoir l’endroit où j’ai passé quand même plus de dix ans de ma vie. Il y a pas mal de monde, mais je ne retrouve aucune ancienne élève connue.

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Dans la cour, un nouveau bâtiment a été construit à l’emplacement de l’ancien préau et cela rétrécit considérablement l’espace. Cette cour m’apparait bien petite soudainement. En parcourant les longs couloirs, je me revois encore, vêtue d’une blouse bleue ou rose selon la semaine, bien en rang devant l’entrée de la classe, à attendre l’arrivée du professeur, l’anxiété quand c’était les périodes de compositions trimestrielles. Dix longues années régies par une discipline très stricte, ça laisse forcément des traces. Il m’arrive encore fréquemment de rêver que je suis au lycée ou bien que je repasse les épreuves du bac !  Les fortes têtes ne restaient jamais très longtemps, soit elles se pliaient, soit elles étaient renvoyées.

Une époque complètement révolue …

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 Dimanche 26 septembre 2004 : avec Michel nous allons voir une manifestation qui se tient à Neuville-sur-Essonne. Durant le week-end, des passionnés se retrouvent et essaient de revivre comme autrefois : il y a les mordus du Moyen Age, d’autres qui font revivre des scènes de bataille  et qui jouent à la guerre avec leurs mousquets. Un mélange hétéroclite assez amusant ! Naturellement Michel trouve ça passionnant. Je le vois bien d’ailleurs déguisé en empereur romain, vautré sur un lit à déguster des grappes de raisins que de jolies esclaves lui tendraient. Bref, il trouve quand même le moyen d’acheter une cotte de maille (pratique pour aller au bureau !), puis un casque.

 Mercredi 20 octobre 2004 : première matinée aux restos du cœur en tant que bénévole. Je fais connaissance de l’équipe, composée essentiellement de retraités. Parallèlement, je  m’investis aussi dans une association qui lutte contre l’illettrisme. J’interviens dans le quartier du Sanitas, à Tours,  pour donner des cours de français à des étrangers.

C’est à cette période que je commence à ressentir une vive douleur dans l’épaule droite. Mon toubib me prescrit alors quelques séances chez le kiné.

 Novembre s’écoule tranquillement.

 Jeudi 16 décembre 2004 : dans l’après-midi je retrouve Michel à Paris et nous prenons le train gare du nord  en direction de Bruxelles pour une petite virée de trois jours en Belgique.

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Arrivés dans la capitale belge, nous dînons le soir sur la Grande Place, toute illuminée.

 Vendredi 17 décembre 2004 : il pleut comme vache qui pisse ! Après avoir visité le Centre de la B.D, nous optons pour une découverte de la ville en car, ainsi sommes-nous à l’abri pour un certain temps. L’Atomium est malheureusement fermé à la visite pour cause de travaux.

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En fin de matinée, nous prenons le train pour Bruges.

 Samedi 18 décembre 2004 : il fait un froid de canard mais le ciel est magnifiquement bleu ! Toute la journée est consacrée à la visite de la ville que nous arpentons vaillamment, en long, en large et en travers et même en hauteur : 

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Dimanche 19 décembre 2004 : nous quittons avec un peu de regret cette jolie ville de Bruges. J’arrive à Tours vers 20h.

Vendredi 24 décembre 2004 : je réveillonne chez Peggy cette année.

 Dimanche 26 décembre 2004 : les terribles images du tsunami qui a touché bon nombre de pays de l’océan indien viennent nous faire oublier pour un temps que nous sommes en période de fête.

L’année 2004 se termine donc dans la douleur. Que réserve l’année 2005 ?

À suivre

samedi, 20 août 2011

180. Bilan d'une décennie -31-

 Vendredi 3 septembre 2004 : dans l’après-midi, au moment où le soleil tape le plus fort, notre guide nous emmène visiter le temple de Karnak ! La sueur me dégoulinait sur la figure et je ne voyais plus rien. Je n’ai rien écouté de ses explications vasouillardes. Je reconnais avoir un peu honte, être sur un tel site prestigieux, le rêve de  tous les égyptophiles !

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Oui, bon, primo je ne suis pas égyptophile et secundo on n’emmène pas les gens en plein cagnard au risque qu’ils fassent un malaise !

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Le soir, après le dîner- spectacle (une danseuse du ventre et un faux derviche tourneur),  quand un peu de fraîcheur revient, on s’en va traînasser dans les souks.

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— Tiens, le portrait de أم كلثوم !

De qui ?

— Oum Kalthoum, LA chanteuse arabe par excellence. Si vous ne la connaissez pas, vous trouverez une vidéo en bas de cette note. Elle est morte au Caire le 3 février 1975.

 Samedi 4 septembre 2004 : le matin est consacré au bouclage de la valise, puis, avant le dernier déjeuner à bord du bateau, nous allons faire une balade en calèche et dépenser nos derniers sous.

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Le départ des membres du groupe est étalé tout au long de la journée. Julie et moi quittons le navire vers 13h30, direction l’aéroport. L’avion décolle vers 16h30 et fait une escale à Sharm-el-Sheikh.

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À cet instant précis, je repense avec douleur au crash aérien de janvier 2004, survenu juste après le décollage du Boeing 747.

L’arrivée à Roissy se situe vers 22h30. Nous nous renseignons pour avoir une chambre, malheureusement tous les hôtels sont complets ! Il est presque minuit et cela ne vaut pas le coup d’aller jusqu’à Paris. Donc, il suffit de prendre son mal en patience ! Le premier train est à 7h30 … On a de la marge.

On commence donc par faire de la musique avec nos crincrins, mais sans grande conviction, il n'y a qu'à voir nos têtes !

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Ensuite nous errons, comme deux âmes en peine, dans les couloirs de Roissy, à la recherche d’une machine à café. Bernique !

On finit par s’allonger à même le sol, essayant de dormir. Mais le dallage est très froid.

Finalement, sur  le coup des quatre heures, on trouve un ouvrier sympa qui nous emmène dans un entrepôt pour prendre un café ! Ça nous a requinquées un peu.

Dans le TGV, il ne fallait surtout pas qu’on s’endorme, au risque de louper l’arrêt à Saint-Pierre-des-Corps. La maman de Julie était sur le quai pour nous accueillir. Nous n’étions pas très fraîches !

En conclusion, je dirai que je garde un excellent souvenir de ce voyage en Égypte. J’ai trouvé les paysages grandioses, les sites archéologiques sont impressionnants. Si j’avais une deuxième vie à vivre, je crois que je m’orienterais vers une carrière d’archéologue. Ce doit être fabuleux de faire des fouilles à la recherche du patrimoine culturel passé.

Et si nous embarquions pour une promenade sur le Nil ?


Le Nil par cheztinou

 Oum Kalthoum :

À suivre

19:51 Publié dans Croque mots, Voyages | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : voyage, egypte

vendredi, 19 août 2011

179. Bilan d'une décennie -30-


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Mercredi 1er septembre 2004

 Dring ! Le réveil sonne à 2h45 du matin. C’est bien matinal, mais aujourd’hui, nous partons en car visiter les temples d’Abou Simbel. Le trajet s’effectue en car sous la surveillance des militaires, les autorités égyptiennes  redoutant par-dessus tout les risques d’un attentat terroriste –comme celui perpétré en novembre 1997 dans le temple de la reine Hatchepsout-.

Les cars de touristes sont donc regroupés en file indienne, escortés par l’armée. De plus, un ou deux militaires grimpent dans les cars.

Bon, le regroupement a été effectué, nous pouvons partir. Il fait nuit et tout le monde –ou presque- s’est de nouveau endormi durant le trajet. Je me réveille au moment du lever du soleil sur les dunes.

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Nous arrivons sur le site aux alentours de 8h du matin. Le site est composé de deux temples impressionnants, celui de Ramses II et celui dédié à son épouse, Néfertari.

À l’origine, ces temples se trouvaient en contrebas de la montagne. Dans les années soixante, l’Unesco entreprit de sauver ces temples de la noyade inévitable due à la construction du haut barrage d’Assouan. Les deux temples furent donc découpés puis reconstitués sur une colline factice à l’abri des inondations. Vous imaginez le travail titanesque que cela a représenté ! Le site est vraiment grandiose.

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Avant de repartir, nous nous baladons autour des temples. Tout en marchant et en discutant avec un membre du groupe, j’aperçois un énorme serpent noir qui traverse le chemin juste devant nous.

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Retour à Assouan et l’après-midi, nous faisons une balade en felouque sur le Nil. Cette fois-ci, pas de problème de navigation !

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Le bateau quitte Assouan dans l’après-midi pour redescendre le Nil jusqu’à Louxor.

Dans l’après-midi, nous faisons de nouveau halte à Kom Ombo. C’est là que nous allons fumer le narguilé sous une tente.

 

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Jeudi 2 septembre 2004 : durant la nuit, le bateau fait escale à Edfou. Il appareille vers 9h30 et nouvelle halte à Esna, pour visiter le petit temple de Khnoum, dont la construction débuta sous Ptolémée VI et se termina durant la domination romaine, sous Marc Aurèle. Il est dans un bon état de conservation, dû au fait qu’il resta pendant plusieurs siècles totalement enfoui sous le sable. Son autre particularité est d’être construit environ 10m plus bas que le reste de la ville.

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Le passage de l’écluse se fait durant le dîner et nous atteignons Louxor dans la nuit.

La vie à bord du bateau est rythmée par les heures des repas et le petit goûter de 16h. Nous ne manquerions pour rien au monde ce goûter, d’abord parce que le café et les gâteaux sont bons, mais surtout parce que nous prenons un malin plaisir à observer le manège d’un groupe d’Allemands d’une soixantaine d’années, dont les seules distractions semblent être  la piscine et la bouffe. Pas une seule fois,  nous ne les avons vus descendre du bateau !

Dès que la cloche retentit pour annoncer que le goûter est prêt, ils se précipitent et s’emparent de la plupart des gourmandises. Ils font de même lors des repas. Aussi, pour être certain d’avoir un dessert, mieux vaut commencer le repas par la fin !

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Les serveurs sont très sympathiques, malheureusement ils ne parlent pas français. Un jour, alors que j’étais sur le pont, je vis Nasser qui faisait de grands gestes en direction de la rive. Je compris alors qu’il faisait signe à sa femme et à ses enfants qui attendaient le passage du bateau.

Vendredi 3 septembre 2004 : lever à 5h et départ sur la rive ouest du Nil pour la visite de la Vallée des Rois où se trouvent les tombeaux des pharaons. Le site archéologique est un véritable chantier où se succèdent les camions remplis de gravats. Parmi toutes les tombes, nous visitons celles de Ramsès III, Ramsès VI et Ramsès IX. Les murs intérieurs sont recouverts de peintures représentant le ciel étoilé. Il est bien sûr strictement interdit de faire des photos à l’intérieur sous peine d’une confiscation de l’appareil. Certains pourtant vont outre …

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Puis nous nous rendons au temple de la reine Hatchepsout. La restauration a été réalisée par une équipe polonaise. C’est dans ce lieu que furent assassinés des touristes allemands et suisses en 1997. Ils étaient coincés entre le temple et la montagne sans aucune possibilité de fuite. C’est sans doute ce qui m’a retenue d’y grimper. Mais c’est surtout en raison de l’extrême chaleur qui régnait à ce moment de la journée. J’ai donc attendu à l’ombre que la visite s’achève.

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À suivre

jeudi, 18 août 2011

178. Bilan d'une décennie -29-



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Mardi 31 août 2004 : lever à 7h30. Après le petit déjeuner, nous partons voir le haut barrage d’Assouan construit par Nasser, puis retour au bateau pour le déjeuner.

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L’après-midi est libre. Nous sommes alors un petit groupe de sept à vouloir faire une balade en felouque jusqu’aux îles éléphantines situées au milieu du Nil. Nous voici donc partis, en pleine chaleur, sans un arbre pour se mettre à l’ombre. Nous finissons par trouver une felouque à notre convenance et après avoir marchandé un bon bout de temps avec le propriétaire pour se mettre d’accord sur le prix de la traversée, nous embarquons sur la felouque de …

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Mahmoud !

Une petite brise souffle agréablement. En chemin, nous croisons les gamins qui, installés dans des coquilles de noix, s’approchent des bateaux pour pousser la chansonnette : et c’est parti pour un « Frère Jacques » que nous reprenons en chœur. Ils ont un répertoire impressionnant de chansons en français, anglais, allemand, et même russe ! Ils ne font pas ça pour nos beaux yeux, bien sûr, ils espèrent obtenir quelques pièces en retour.

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Nous débarquons sur les rives d’une île et Mahmoud, après avoir discuté avec un habitant, nous conduit bientôt dans la maison de ce dernier. Les îles sont principalement habitées par des Nubiens qui furent expropriés lors de la construction du barrage.

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Nous nous faisons alors  tatouer un dessin sur l’épaule.

Deux portraits de femmes :

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Mais l’heure passe et il serait temps de regagner le bateau car le soir nous devons assister à un son et lumière au temple de Philae. Et c’est à ce moment-là que les choses commencent à se gâter !

Tout d’abord, le vent a brusquement cessé de souffler et la felouque n’avance plus. En guise de rames Mohamed ne possède que deux espèces de poutres, excessivement lourdes et peu maniables. Comme il reste assis à diriger la voile, il nous faut donc ramer (enfin quand je dis NOUS, je devrais plutôt dire LES AUTRES car je me suis exemptée de la corvée), ramer comme des malades afin de faire avancer péniblement la barque. Quand le tour de Julie arrive, on a juste le temps de la rattraper avant qu’elle ne fasse un plongeon dans les eaux du Nil ! Petit à petit, on s’approche néanmoins de la rive.

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Mahmoud, lui, chante, heureux de vivre, nullement préoccupé par le fait que nous soyons déjà très en retard. Nous sommes régulièrement doublés par d’autres barques qui possèdent un moteur de secours. Mais nous avons notre fierté et nous débarquons en chantant à tue-tête, histoire d’être remarqués !

Au moment de payer, la situation se complique : Mohamed n’était plus d’accord avec le prix fixé. Il se met alors à pousser des hurlements, nous traitant de voleurs. Mais on ne cède pas, on lui donne la somme convenue au départ et tout en le laissant à ses jérémiades, on se hâte  vers le bateau.

Le comité d’accueil n’est pas des plus agréables. Nous avons en effet plus d’une heure de retard et le guide, n’osant pas me faire des remontrances, s’en prend alors à la pauvre Julie !

C’est donc au pas de course que nous grimpons dans le car qui nous conduit jusqu’au temple. Là, les touristes qui patientent depuis déjà deux heures, nous accueillent sous les huées !

À suivre