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jeudi, 12 février 2009

44. Carnet de voyage au Bénin -14-

Samedi 24 janvier : balade en pirogue et fête vaudou.

 

Nous voici donc installés à l’auberge de Grand Popo ! Cadre idyllique, je peux déballer mes affaires puisque je vais rester dans cet endroit jusqu’au jeudi suivant. Pour une visite des lieux, c'est ICI.

Vers 8h30, Sylvie et Patrick nous quittent pour rejoindre Lagos, au Nigéria. Ce qui me réjouit cependant, c'est d'être toujours en contact avec eux par blogs interposés !

Dans la matinée  nous partons à pied jusqu’au village de pêcheurs tout proche. De là, nous prenons des pirogues pour voguer sur le fleuve Mono jusqu’à son embouchure.

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Arrêt dans le village d’Avlo. Les habitants récupèrent le sel d’une manière très archaïque en filtrant puis en faisant chauffer l’eau jusqu’à saturation. Il ne reste plus alors qu’à décoller le sel des parois des récipients. Un travail long qui demande beaucoup de bois de chauffe.

Puis nous arrivons à l’embouchure. Nous dérangeons les habitants des lieux. Oups, je ne vous avais pas vus, excusez-moi !

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Après cette balade très agréable, les pirogues nous laissent un peu plus loin, sur le rivage, pour un pique-nique sous les palmiers.

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Le temps d’une petite sieste et nous reprenons le même chemin pour le retour. Juste avant d’arriver à Grand Popo, nous faisons une halte dans le village de Hévé pour assister à une fête vaudou.

Le vodoun est une religion animiste toujours très pratiquée au Bénin et je me sens bien incapable de vous en expliquer les fondements et les pratiques. Aussi je vous conseille quelques liens si le sujet vous intéresse : ICI et LÀ.

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Pour l’heure, nous arrivons sur la place du village encore déserte. Peu à peu, les participants arrivent : musiciens qui commencent à mettre l’animation. Dans le couvent proche, on s’affaire et bientôt apparaissent les … esprits ? qui habitent ces sortes de toupies qui tournoient de plus en plus vite au fil des percussions, encadrées par de solides gaillards qui sont là pour les maitriser. L’ambiance monte d’un ton,  la musique est de plus en plus forte, rapide, on est pris dans un tourbillon qui ne semble jamais vouloir finir. Puis on assiste à des tours de magie : l’homme qui avale du verre, l’autre qui allume un feu sans allumettes. Tout cela est dû sans doute au pouvoir des esprits présents. J’avoue bien volontiers ne rien y comprendre mais pas plus ni moins que lorsque- à de très rares occasions-  j’ai pu assister à des cérémonies religieuses dans les églises où toutes les pratiques exercées sont du chinois pour moi. Je ne suis pas croyante, c’est sans doute la raison pour laquelle toutes ces manifestations pratiquées dans n’importe quelle religion me paraissent totalement  incompréhensibles. 

Ici au moins, l’ambiance est festive… Bientôt les femmes se mettent à danser, les « toupies » se déchaînent, on nous fait boire de l’alcool, ça m’achève complètement. Je finis par aller danser avec les autres. Ridicules lesYovo, aucun rythme, ils ont dû bien se marrer les Béninois ! vau50.jpg

Le soleil décline quand nous reprenons le chemin de l’auberge, mais la musique continue toujours et on l’entendra encore un bon moment ! Ah, la magie africaine…

À suivre.

Diaporamas :

Promenade en pirogue sur le Mono

Fête vaudou à Hévé

 

 

 

 

11:47 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : voyage, bénin, afrique

mardi, 10 février 2009

42. Carnet de voyage au Bénin -13-


podcast

Vendredi 23 janvier : d’Abomey à Grand Popo.

 

Après une nuit agréable dans ce lieu si paisible, nous partons visiter les demeures royales des anciens rois d’Abomey. Au passage, nous nous arrêtons prendre la photo de la statue de Gbéhanzin qui trône fièrement à l’entrée de la ville.

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Il a fière allure, ce fougueux guerrier qui tint tête à l’armée française au moment de la prise du territoire danxomé. La lutte entre les deux armées fut féroce. Gbéhanzin dut se résoudre cependant à déposer les armes. Il fut alors déporté à la Martinique, puis en Algérie où il mourut sans jamais revoir son pays. Voici une photo de Gbéhanzin avec sa suite à La Martinique :

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Une manifestation avait lieu au moment de notre pause-photos : les enseignants du Bénin réclamaient d’être payés, ce qui apparemment, n’avait pas été fait depuis quelques mois !

 

Nous voici maintenant devant l’entrée des palais royaux, ou, plutôt devrais-je dire, devant l’entrée des deux seuls palais subsistants, le reste ayant été pillé, anéanti au cours des ans.

Durant près de 300 ans, douze rois se sont succédés sur le trône du royaume d’Abomey. Chaque nouveau roi se devait de faire construire son palais. L’ensemble constituait donc une cité impériale s’étendant sur plus de 40 hectares. Hélas, aujourd’hui il ne reste plus que deux palais, celui du roi Ghézo (1818-1858) et celui du roi Glélé (1858-1889), le père de Gbéhanzin.

 

L’Unesco a donc inscrit ce site au Patrimoine mondial de l’Humanité depuis 1985. D’importants travaux ont été mis en œuvre pour restaurer les vestiges, en particulier de magnifiques enfilades de bas-reliefs représentant les différents emblèmes des rois.

Malheureusement, LES PHOTOS SONT INTERDITES et on peut regretter qu’aucun livre ne soit proposé à la sortie pour garder une trace écrite de cette intéressante visite. Seul, un petit catalogue retrace le travail effectué par l’Unesco

Un musée est ouvert à l’intérieur des différentes salles de ces palais où on peut admirer des objets ayant appartenu aux rois et à leurs conseillers. Un peu plus loin, je tombe en arrêt devant une superbe sculpture et là, le guide m’apprend que c’est une copie, l’originale étant à Paris, au musée du quai Branly ! DECIDEMENT, ON CONTINUE DE TOUT PILLER EN AFRIQUE ! Je trouve ça particulièrement choquant.

Parmi les différents objets, le trône du roi  posé sur quatre crânes humains rappelle qu’on n’est pas chez des rigolos ! D’ailleurs rappelez-vous les Amazones, ces fières guerrières, qui –dit-on- se coupaient les seins pour mieux tirer à l’arc !

Bas-relief représentant une amazone coupant la tête d’un ennemi (photo prise dans le livre).

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Quand un roi mourait, il était coutume que ses femmes (un des rois en eut 42), se fassent enterrées vivantes avec lui ! Ah, l’amour, quand tu nous tiens …

Une visite TRES intéressante donc.

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Nous quittons Abomey et filons bon train vers Grand Popo. Ah, Grand Popo, sa plage, ses cocotiers, sa mer… 

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Le temps de poser mes affaires dans la chambre ...

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Allez, je vous laisse, je vais piquer une tête dans l’eau.

À suivre…

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07:03 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : voyage, bénin, afrique

lundi, 09 février 2009

41. Carnet de voyage au Bénin -12-

Jeudi 22 janvier : de Parakou à Abomey

 

Avant de reprendre la route en direction d’Abomey, certains d’entre nous souhaitent changer de l’argent. Aussi Joseph les accompagnent-ils dans une banque le temps que les autres attendent à l’hôtel.

8h30, 9h… 9h30 et toujours personne ! L’attente devient intolérable. Aussi le reste du groupe prend le second car et va rejoindre le groupe qui est à la banque.

Elle se situe juste à côté de la prison de Parakou. Et là, nous apprenons que nos malheureux compagnons de route sont « séquestrés » dans la banque. Le mot peut paraître un peu fort et pourtant c’est bien la réalité. Pas question pour eux de pouvoir ressortir de la banque puisqu’on leur a pris leur passeport. Ils sont donc obligés d’attendre le bon vouloir des employés… Ce n’est qu’à 11h qu’ils quittent la banque sous nos applaudissements fournis et le sourire du gardien de la prison, en stationnement devant l’entrée avec sa mitraillette !

La journée risque d’être un peu longue avec ce retard.

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Arrêt dans une nouvelle école.

Nous atteignons Dassa et l’auberge des autruches à 14h pour le déjeuner.

L’après midi nous  nous arrêtons pour photographier les sacs de tapioca au bord de la route. Chaque marchande étale sa production sous une pancarte aux noms parfois très évocateurs !

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J’en profite pour acheter un sachet de bâtonnets de cacahuètes, frits et légèrement pimentés, une spécialité de la région.

Nous atteignons Abomey vers 18h. Nous voici donc dans l’ancienne capitale de ce qui fut le royaume d’Abomey.

Petite histoire :

Le royaume d’Abomey prit naissance au XVIIème siècle. Le fondateur en fut Houégbadja (1645-1685).

13 monarques régnèrent sur le territoire. Le dernier roi fut Agoli-Agbo, le fils du roi Béhanzin. Son règne fut de courte durée (de 1894 à 1900), le Dahomey ayant eu à subir les attaques de l’armée coloniale française. Mais j’y reviendrai demain, lors de la visite des demeures royales.

L’auberge d’Abomey ne dispose que d’une seule chambre libre. Nous sommes donc logés dans une annexe toute proche et nous ne perdons rien au change.

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Bienvenue chez Monique à La Lune !

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Le jardin est transformé en une véritable exposition de sculptures africaines. On ne sait plus où donner de la tête tellement il y en a, de toutes formes, de toutes tailles. Les artistes travaillent sur place. Je pense à Thierry, s’il était là, il se régalerait. Aussi je photographie un maximum de sculptures.

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Les chambres sont situées un peu plus loin, dans un beau jardin, lui aussi décoré de sculptures.

 

À suivre…

 

Diaporamas :

Les sculpteurs d’Abomey 1

Les sculpteurs d'Abomey 2

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10:16 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : voyage, bénin, afrique

dimanche, 08 février 2009

39. Carnet de voyage au Bénin -11-

Mercredi 21 janvier : retour à Parakou, suite et fin

 

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Après le déjeuner, Joseph nous emmène visiter un village typique de la région de l’Atakora, où les maisons ont une architecture très originale .Ce sont des fermes fortifiées, appelées "Tatas", d’un étage et conçues à l'origine pour se protéger des attaques ennemies. Nous sommes dans une région peuplée par les Bétammaribé et les Sombas (maçons), des ethnies qui s’étaient réfugiées dans cette région pour échapper aux cavaliers Bariba et aux razzias esclavagistes des rois d’Abomey. Joseph est particulièrement fier de nous faire connaître cet endroit car lui-même est descendant d’une famille Bétammaribé. D’ailleurs il  s’est construit son propre Tata dans un autre village de la région.En voici la carte postale :

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Et voici l’oncle de Joseph devant son Tata : il s'appelle Bago-Unkui.

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La conception de ces demeures est particulièrement ingénieuse. Plus de renseignements ICI.

Après la visite de ce village, nous rejoignons la route principale et Joseph nous paie un pot avant de quitter définitivement la ville de Natitingou.

Nous arrivons pour le dîner à l’auberge de Parakou où nous avions déjà dormi le dimanche précédent. Je me réapproprie d’office la chambre 1 (située au rez-de-chaussée ce qui évite le transport des valises).

Après dîner, je ressors en compagnie de Sylvie et Patrick à la recherche d’un cybercafé pour vous donner de mes nouvelles. C’est Adrien qui, gentiment, se propose de nous conduire et de nous attendre !

Je profite de l’occasion pour vous présenter le blog de Sylvie. Il est très bien conçu et permet de découvrir le Nigéria, ICI.

La suite du voyage plus tard…

 

Diaporama : Tata Sombas de l’Atakora.

08:51 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : voyage, bénin, afrique

samedi, 07 février 2009

36. Carnet de voyage au Bénin -10-


podcast

 

Mercredi 21 janvier : retour à Parakou, première partie.

 

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Nous quittons l’hôtel Pendjari et retraversons le parc. Arrêt à la mare Bali pour apercevoir les hippopotames flemmarder dans l'eau.

 

A la sortie du parc, nous nous arrêtons dans le petit village où les habitants récoltent le coton. Le coton représente la source essentielle de leurs revenus, c'est-à-dire environ 19000 francs CFA annuellement et  par famille (et non par personne !), ce qui représente environ 20€. A cela vous rajoutez un peu de culture de manioc et d’igname et vous avez fait le tour des revenus des villageois. Juste de quoi survivre… Et si par malheur les conditions climatiques se dégradent, c’est la famine assurée et il ne reste alors comme issue que le départ vers les grandes villes pour grossir le flot des miséreux.

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Un peu plus loin, nous allons voir les chutes d’eau de Tanougou. La présence de cette cascade a développé tout autour une végétation luxuriante qui rompt avec la savane herbeuse rencontrée précédemment.

Évoluons, évoluons et  grimpons !

Tu m’excuseras Joseph, mais je préfère rester en bas à vous attendre et à regarder les jeunes qui s’élancent dans les eaux glacées pour la photo.chutes2.jpg

L’endroit est assez touristique et des petites échoppes proposent une foule de souvenirs. Il y a également un restaurant bien sympa à la terrasse de laquelle je me serais bien volontiers attardée pour déguster un jus de fruits. Mais nous avons une journée chargée et nous reprenons bientôt la voiture en direction de l’hôtel Baobab où nous allons retrouver nos deux minibus et leurs chauffeurs qui nous attendent.

Intermède : sur la route une voiture vient de tomber en panne.

Une poussette et ça repart pour un tour !

 

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Nous reprenons la même route qu’à l’aller et nous nous arrêtons à Natitingou pour déjeuner.

Joseph nous a réservé une surprise : au menu, un  plat typiquement béninois, à savoir  l’amiwo, accompagné de wagassi (fromage à crôute rouge servi frit), le tout agrémenté d’une sauce à base de tomates, d’oignons et de piment. Voici la photo, l’assiette est incomplète car j’avais déjà commencé à manger !

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Allez, c’est reparti …

 

A suivre

 

02:46 Publié dans Voyages | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : voyage, bénin, afrique